Gaspésie 2016; Jour #6 et #7; 65+37km; 719+234m; Anse Griffon/Anse à Brillant/Barachois

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Hier j’ai entrepris la traversée du Parc Forillon vers 11h, après avoir décidé de zapper le camping de Petit Gaspé en raison de prévisions de pluvieuses pour les 24 prochaines heures. J’ai réussi à contacter mon hôte Warmshower (WS) Jean-Raphael qui me confirme ma bienvenue!

Valérie, une jeune cycliste de Québec que j’ai rencontrée ce matin me précède. Elle a l’air si frêle, mais en réalité elle est drôlement en forme! Je ne m’attend pas la rejoindre à moins qu’elle ne fasse une pause…et c’est exactement ce qui s’est produit à la sortie de parc Forillon.  Bref, je la dépasse et on se recroise à Gaspé. Je l’invite casser la croute au premier resto à l’entrée de la ville. Fish & Chips complètement graisseux…dégeu! Bref, on reprend chacun notre chemin en direction de nos WS respectifs.

Encore quelques bonnes bosses à monter et mes jambes commencent à manifester leur mécontentement. Survient une grande descente obstruée par un gros viaduc en construction. L’accotement est sale et une file de voitures est immobilisée au feu de signalisation temporaire, en plein milieu de la côte. La prudence s’impose mais je veux profiter de l’attente au feu rouge pour enfiler le reste de la côte et traverser la route de terre qui enjambe temporairement la rivière. Lets go, j’atteint l’autre versant juste au moment où les véhicules en sens inverse ont priorité de passage. La pente remonte de plus belle. Ouf, la journée a été longue et je mets pieds à terre juste au moment où mon GPS m’indique que je dois bifurquer  immédiatement à gauche, dans une pente de gravel qui ne m’inspire pas du tout confiance. Hummm, dois-je ignorer ces indications? En théorie, je suis à quelques mètres du domicile de mon WS.

Je me laisse descendre en croisant les doigts…et je me retrouve devant un mini port de pêcheurs au fond d’un cul-de-sac. Il y a 2 bateaux mais aucune âme qui vive! Mon cell reçoit un faible signal, j’appelle Jean-Raphael qui m’explique le chemin.

Rendu sur place, Je plante ma tente et mes hôtes partent chacun de leur côté me laissant la maison pour vaquer à leurs occupations. Jean va avec un copain à la pêche au maquereaux en canot au Barachois. J’en profite pour prendre ma douche et me faire un souper Thai déshydraté, mais délicieux.

Ils rentrent de la pêche vers 7:30h avec 79 maqueraux de 12 pouces.  Bon..bon, ok d’abord,…10 pouces et plus! Tout les deux enseignent le programme en Plein air offert au CEGEP de Gaspé. Ces poissons seront fumés par les étudiants dans le cadre de leur cours de cuisine.

Marie-Pierre et leur adorable garçon viennent nous rejoindre vers 20h. S’ensuit une belle jasette autour de la table de cuisine jusqu’à 22h. Dodo sous la pluie toute la nuit. Vers 2 heures du matin, je suis réveillé par le chantier de construction au dessus de la rivière. Le BipBip de la sonette d’un camion lourd qui recule se fait entendre pendant une heure. J’enfile mes bouchons dans les oreilles mais le mal était fait. Je passe le reste de la nuit à tourner comme un Ready-Mix!

On est pas mal moins brave le matin quand on se réveille sous la chant de la pluie qui gicle sur le double toit de la tente! Allez Pierre ! un coup de pied dans le cul et je rejoins mes hôtes dans la maison. Jean me fait déguster ses mueslis fait maison. Délicieux et il me fera parvenir sa recette! Il me recommande une pause repas au Café Couleur et une Visite à l’Auberge au Coin du Banc.  Comme j’ai sauté une étape hier, je décide de me la couler douce et je me réserve une chambre à l’Auberge. 35km de vélo sous une météo imcertaine…parfait pour mes petites jambes qui crient famine!

Après 30km de route, j’aperçois une maison multicolore…2+2 font 4! Je commande une délicieuse soupe du jardin accompagnée d’un grille-cheese suisse farcie à l’effiloché de porc au Café Couleur. Idéal pour un cycliste et enfin sans fritures! Quelques minutes plus tard, je salue Valérie qui passe devant le resto, suivie d’une seconde cycliste à quelques distances. Je rencontrerai Sylvie un peu plus loin en traversant la Barachois.

Café Couleur
Café Couleur

Aussitôt arrivé à l’Auberge, le ciel s’assombrit et on aperçoit des éclairs fracturer le ciel. En moins de deux, un déluge se déverse sur la baie. Inutile de vous faire partager ma satisfaction d’être au sec!!!

Une bonne douche, une petite sieste et me voici assis en train de siroter une bonne bière en attendant ma bisque de homard et ma bouillabaisse! Dur Dur la vie de cyclotouriste!

Gaspésie 2016; Jour #5; 63.7km; 1264m; Pointe Frégate/Anse Griffon

Gaspsie_2016_Jour_5_Forillon_812km_1331m Encore une météo idéale sur un parcours très escarpé (1220 mètres d’ascension).

Pour la première fois j’ai rencontré un couple de cyclotouristes. Une fille de Québec et un gars de Toronto dans la vingtaine. La fille me dit qu’elle a traversé le Canada l’an dernier.  On a échangé quelques mots avant de se séparer. À ma grande surprise, je les recroiserai plus tard en fin de journée.

À l’entrée du Parc Forillon, après une longue montée à 6%, je fais une halte au kiosque d’information pour m’assurer des coordonnées de mon camping.  La route du Parc est en réparation et des camions 10 roues roulent sans cesse à des vitesse affolantes. Vraiment freakant, d’autant que l’accotement est très étroit.

Le préposé m’indique que le camping se trouve à 1 km de distance mais mon GPS m’en donne 8. J’argumente un peu avec lui…il me répond: Ha vous savez…les GPS DANS CE COIN CI!!!

J’atteints les 70km/h dans le descente avec mes 2 amis quand l’un d’eux me hurle que je viens de dépasser le Camping. Freinage d’urgence et vIrement de bord! Le site ne me plait pas du tout et après avoir torturé la réceptioniste, je finis par apprendre que le camping que je recherche est en fait une Auberge de Jeunesse doté de quelques espaces de camping. Elle tente de me dissuader en vaisant valoir que je risquait de me taper 15km aller retour inutilement! Après 2 appels infructueux, je décide quand même de m’y rendre! Toute une surprise m’attendait..et une belle!

La pancarte m´oriente vers un sentier poussièreux, pentu, encadré de conifères et à peine plus large qu’une voiture. J’ai pas roulé 10 mètres qu’une batisse délabrée semble abriter de la machinerie désuète. Seconde pancarte: Acceuil à 400 mètres plus bas! Fuck…chu pas pour descendre 400 mètres de dénivelé pour me faire dire que c’est complet!  Je bifurque à droite et j’atteins un cul de sac où une vieille roulotte, un autobus scolaire désaffectée et une grosse tente occupent la place. À ma gauche, 2 toilettes sèches. What the fuck is going on here?

Je reviens sur le sentier principal et j’aperçois des gens un peu plus loin. Je décide de me laisser descendre un peu pour aller à leur rencontre.  L’accueil apparait enfin au bout du sentier. Ouf!

Les 400 mètres signifiaient la distance et non pas la dénivellation! Difficile de vous décrire ce qui s’offre à ma vue mais je suis franchement épaté de trouver un endroit aussi cool dans ce bled perdu!

L’Auberge de Jeunesse me rappelle l’ambiance de La Maison du Pêcheur dans les années 70. Le bâtiment principal abrite un bar en forme d’ilot, une cuisine commune, une salle de billard, un foyer, jeu de dart, avec une vue magestueuse au sommet de la falaise qui surplombe le St-Laurent! Entre la bar et la falaise, un jardin où des jeunes conversent, pratiquent le Tai Chi, se prélassent dans un hamac, etc… J’ai vraiment l’impression de reculer dans le temps!

Et ce qui ressemblait à un cul de sac est devenu mon camping puisque l’Auberge affichait complet. Le souper était délicieux et la soirée magnifique!

 

 

Gaspésie 2016; Jour #4; 64km; 1149m; Mont-Louis/Cloridorme

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Levé à 6:30h pour réparer ma crevaison, j’ai ensuite bouffé une copieuse omelette garnie au resto du camping. J’enfourche mon vélo à 9h pour affronter les célèbres côtes de Sainte-Madeleine.  15 kilomètres d’ascension avec des radiants atteignant les 13% par secteurs. Pas besoin de vous dire que j’en ai poussé un bon coup.  Jusqu’à 8-9% je reste en selle mais lorsque ça dépasse cette limite, je préfère préserver mes énergies pour la fin de la journée. Bref, grosse journée au bureau sous un ciel clément égayée de panoramas époustouflants!

Laissez-moi plutôt vous raconter une bizarre d’histoire qui m’est arrivée hier.  Je roulais dans le secteur de la Marthe. La route étroite qui longe le fleuve est bordée à sa droite par des escarpements gigantesques. Arrêté sur le bord du ravin se trouve un véhicule avec 3 adultes qui s’agitent autour d’un gros chat jaune. Il semble lui donner à manger ou essayer de lui faire faire ses besoins. Je les ai dévisagés avec insistance car je trouvais la situation incongrue. Eux aussi m’ont longtemps regardé, mais ça, je commence à y être habitué.

J’ai fait une pause un peu plus loin à Marsouis pour déjeuner. De retour sur la route, je sillonne encore l’étroite 132 bordée de falaises. Après quelques kilomètres, devinez qui je retrouve abandonné sur le bord de la route? J’ai trouvé ça franchement dégueulasse et je suis presque certain que c’était le même chat jaune.  Il se retrouvait au milieu de nulle part, à plusieurs kilomètres de distance de la plus proche localité, autant dans un sens que dans l’autre. Les salauds semblent lui avoir laissé de la nourriture sur l’accotement. Malheureusement, j’ai dû l’abandonner à son triste sort mais je ne cesse de me dire que j’aurais peut-être dû intercepter un automobiliste pour qu’il le dépose au prochain village! Ça m’a fait vraiment chier!

Je m’héberge à Pointe à la Frégate (Cloridorme) chez L’Étoile du Nord 

 

Gaspésie 2016; Jour #3; 63km; Ste-Anne-des-Monts/Mont-Louis

Gaspsie_2016_Jour_3_Mont_St-Louis_63km_773mLes journées se suivent mais ne se ressemblent pas! Comme chantait Obélix dans « Astérix chez les Gaulois »: Quand l’appétit va tout va! Quand l’appétit va tout va!

Toute cette aventure avec ce fameux bagel au saumon fumé empoisonné m’aura appris beaucoup de choses.  2 jours sur le cul, le moral à terre, à douter de ses choix, à se trouver physiquement nul et en se faisant rappeler à chaque coup de pédale ses crampes d’estomac. Ça démotive son homme, spécialement quand on voyage en solo. Tu roules dans l’espoir d’arriver à destination au plus vite, tu cesses d’admirer le paysage pour te concentrer sur les kilomètres qui ne défilent pas assez vite sur ton GPS. Même le bruit des voitures qui te dépassent finit par te tomber sur les nerfs.

Morale de cette histoire: Dans pareil cas, prend une pause et authorise ton corps à reprendre le dessus. C’est tu assez ZEN ça?

Hier soir, je me suis couché à 20h après avoir enfilé un relaxant! Je me suis levé à 7h après avoir récupéré 80 à 90% de mes capacités. Le déjeuner de l’auberge était plutôt basic, céréales, roties et café mais c’est le maximum que mon estomac a accepté d’ingurgiter. Ciel ensoleillé, légère brise de face, je décolle pour un petit 63 kilomètres à l’agenda, un peu plus pentu qu’hier.

Nous sommes dimanche et à ma grande surprise, le trafic est presqu’inexistant. Aucun camion, la route m’appartient. Passé le village de La Martre, la route est bordée à gauche par de hautes falaises et les vagues de fleuve grugent patiemment son flanc droit. Ici, on constate de visu les effets du réchauffement de la planète. De longs segments de la route ont récemment été protégés par une digue de roches de 2 mètres de haut, nous privant du panorama du fleuve dans toute sa beauté. On ne peut s’empêcher de penser que cette route sera sans doute condamnée dans un avenir pas si lointain.

À mi-parcours, la fringale se faisait sentir mais pas question de bouffer dans une cantine graisseuse! À Marsouis, j’ai déniché un minuscule resto plein à craquer. Tout le village y prenait son brunch! À la bonne heure, je m’y déniche une table pour un second déjeuner, mais digne de ce nom! 2 oeufs tournés, bacon, roties, patates rissolées et café. Super cocasse!

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Déjeuner à Marsouis

Contrairement à ce que mon planificateur de parcours m’indiquait, je suis arrivé à Mont-Louis vers 13h après seulement 340 mètres d’ascension au lieu des 730 qui étaient annoncés. Belle surprise!

J’ai planté ma tente sur le bord de la falaise du camping municipal avec une vue imprenable sur le fleuve. L’endroit est magnifique et mon moral est à 200%!  Ce soir, souper à l’auberge des Belles-Soeurs au restaurant L’eau à la bouche!

Après une visite du village à vélo, j’ai constaté que mon pneu arrière souffrait d’une crevaison lente. On va commencer la journée de demain par une réparation urgente!

La qualité de la cuisine à l’Eau à la Bouche m’a coupé le souffle. Potage aux carottes et gingembre suivi de pétoncles fraiches du port de Mont-Louis sur béchamel aux tomates séchées accompagné de riz aux légumes du jardin. La cuisson des pétoncles et légumes était parfaite.

Gaspésie 2016; Jour #2; 69km; 625m; Ste-Félicité/Ste-Anne-des-Monts

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Une température idéale, très léger vent de face et le début des vrais côtes!  Mais avant tout un délicieux déjeuner de crèpes, fruits frais, pain maison et café allongé que je n’ai pu vraiment apprécier vue mon état de santé!!

J’embarque sur la route vers 9:30h bien conscient que mes réserves d’énergies sont assez limitées. Après 30 km de côtes, je commence à me demander si c’est ma condition physique générale qui est déficiente où si mon manque de ressources est uniquement lié à mon empoisonnement alimentaire. Je m’en veux un peu de m’être imposé un parcours si exigeant dès le départ. Selon mes randonnées précédentes et les Blogs que j’ai lus, j’avais pourtant l’impression que mes objectifs étaient réalistes!

Casse-Croute à Capucins
Casse-Croute à Capucins

Vers 14h, je suis vidé et il faut que je mange quelquechose. La barre tendre me lève le coeur et ça me prend une éternité avant de trouver un casse-croute. L’odeur de frites qui y rêgne à l’intérieur est suffocante. La préposé est attristé par mon état déconfit et me propose une salade de poulet et tomates. Je tente le coup! À petites bouchées roulées maintes fois dans ma bouche, je finis par passer au travers. Après une demie heure, les gargouillis de mon estomac commencent à s’estomper. Ouf!

Grosses-Roches
Grosses-Roches

Je finis par rejoindre Ste-Anne-des-Monts après un parcours qui m’apparaît interminable. Heureusement, j’avais réservé une chambre à l’auberge d’un ami de mon associé. L’Auberge Chez Bass est un bistro charmant situé face à la plage et loue quelques chambres très hot! Heureusement que j’avais réservé ma chambre car c’est complet!

Auberge Chez Bass
Auberge Chez Bass

 

 

 

 

 

 

Une bonne pizza sur la terrasse avec une bière et direction chambre à coucher vers 19h. Je vais essayer de m’endormir en écoutant les Olympiques. Je déciderai demain matin si je m’accorde une pause de 24 heures…mais j’en doute!

Gaspésie 2016; Jour #1; 93km; 260m; Ste-Luce/Ste-Félicité

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Arrivé à Ste-Luce-sur-Mer à 9h, juste au moment où la pluie cédait la place au soleil sous un mercure de 16C. Je m’offre un bagel au saumon fumé dans un restaurant avant d’entreprendre mon périple. Le café était exceptionnel mais le saumon va me causer des crampes d’estomac Pendant tout le trajet. En fin de journée je grelottais de partout. 3 tylénols, une bonne douche et un repos bien mérité devrait remettre la machine en marche pour demain.

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L’Auberge Sainte-Luce

J’ai roulé 94km avec un petit vent de dos qui m’a facilité la tâche toute la journée. Par chance, sinon je ne me serais jamais rendu à destination. Je dois reconnaître que j’ai été un peu ambicieux pour une première journée.

Le parcours était relativement plat et la circulation sur la 132 dense, mais respectueuse. Je m’esquivais par les routes secondaires qui longent le fleuve pour traverser les nombreux petits villages.  Paysages charmants avec vue imprenable sur le fleuve!

Pisciculture de truites
Pisciculture de truites

J’ai rejoint l’Auberge de Jeunesse ‘Le Manoir des Sapins’ à Sainte-Félicité vers 16h (quel beau nom pour un village!). Super et très granola. Les jeunes proprios et leurs employés sont très sympathiques. Il a une petite crêperie qui offre les déjeuners et diner jusqu’à 17h. Pour le souper, il y a une cantine au village mais je vais passer mon tour pour ce soir…espérant que mon estomac aura récupéré demain matin!

La café du Manoir
Le Café de l’Auberge
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Ste-Félicité, rue Principale
Manoir des Sapins
L’Auberge de Jeunesse le Sapin Vert

 

 

 

 

 

 

Il fallait que je bouffe même malgré des crampes soutenues et des vapeurs incessantes. J’ai déniché une soupe minestrone et un sandwich au dépanneur de coin. Bof, mais au moins j’avais quelque chose dans l’estomac.

Dodo à 21:30h mais ça ne s’est pas déroulé comme je l’aurais souhaité. J’ai été malade toute la nuit. Tremblements, frissons, vapeurs, fièvre… Bref j’y ai gouté.  J’ai même envisagé devoir mettre un terme à mon voyage si ça persistait. J’ai finalement réussi à m’endormir vers 6h du matin. La journée va être pénible avec une tourista qui se pointe vous savez où!

Gaspésie 2016; 14 Jours; 915km; 8,384 mètres d’ascension

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Et voilà, c’est reparti pour une autre micro-aventure, car oui, c’est bien comme ça qu’on appelle ces expéditions de moins de quelques semaines.

Le concept de microadventure a été proposé en premier lieu par Alastair Humphreys*, un aventurier qui a été nommé par le National Geographics « Aventurier de l’année » en 2012. Il a accompli des expéditions d’envergures mais doit sa popularité au concept  de Microadventure.
Comme son nom le suggère, la micro-aventure est une « petite » aventure. Ne nous  méprenons pas, «petite» ne signifie pas qu’elle ne vaut pas le coup d’être vécue! Les micro-aventures se déroulent sur une courte période (1 ou quelques jours maximum), près de chez vous et ne requiert pas, ou très peu, de matériel ou compétences. Ces  aventures restent néanmoins des expériences uniques !

 

Donc départ matinal de Québec vendredi le 12 août. Direction Rimouski où j’abandonnerai ma voiture à «l’Auberge Ste-Luce» pour entreprendre mon périple de 14 jours autour de la Gaspésie. À mon retour, mes frères et sœurs ainsi que plusieurs de leurs enfants viendront m’y rejoindre pour célébrer un Party de famille traditionnel. Pendant plusieurs années, Albert et Simone nous y ont amenés pour passer les vacances estivales lorsque nous étions enfants.

Photo de notre précédent Party à Sainte-Luce-Sur-Mer en 2006!

Ste-Luce -tous

Saguenay/Lac St-Jean 2016; Jour #8 et #9

Jour #8 LSJ 2016Hier, j’ai fait la Dolce Vita à Ste-Rose comme prévu et il a plu toute la journée comme prévu aussi.  Je me sentais bizarre de ne pas avoir à monter en selle hier mais j’ai beaucoup apprécié de me mettre sur le neutre pendant 24 heures. Je me sentais vraiment Zen et le sentiment d’être en vacances s’était enfin ancré dans le fond de mon esprit. Mes hôtes, Johanne et Frédéric,  m’ont invité à un 5 à 7 en soirée et je suis ensuite allé déguster une tourtière du Lac St-Jean au petit Rose Café situé sur le quai.

 

Dernière journée de mon périple aujourd’hui. Après un bon déjeuner enfilé rapidement, Frédéric m’attendait pour me déposer avec son pickup  en haut de la vallée. J’étais tellement stressé de ne pas lui faire perdre sa journée de travail sur la ferme qu’à mi-chemin, j’ai réalisé que j’avais oublié mes bouteilles d’eau au Gîte.  Heureusement, Johanne s’en est apperçue et est venue nous rejoindre juste au moment où je déchargeais mon vélo de la boîte du camion.  Des hôtes vraiment exceptionnels!

J’ai donc roulé en direction de Tadoussac sous un ciel couvert mais sans risque de pluie.  80 kilomètres de routes vallonneuses parsemées de quelques grosses bosses. Le paysage qui longe la rivière Ste-Marguerite bordée de falaises abruptes est saisissant!  L’eau de la rivière de couleur ocre et claire comme du crystal serpente dans la vallée.

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Le traversier de Tadoussac m’attendait vers 14:30h et j’ai préféré solliciter un automobiliste sur le bateau et terminer ma route en pickup pour rejoindre St-Siméon.  Cette portion de mon parcours est très achalandée par tout les camions-remorque qui desservent la Côte Nord.  C’est stessant et potentiellement très dangeureux!

Mon périple de 9 jours, incluant ma pause à Ste-Rose-du-Nord, s’est terminé sous un soleil de plomb. J’en ai appris un peu plus sur mes capacités et la façon que mon corps s’adapte après plusieurs jours de vélo consécutifs.  J’ai été à même de constater comment la résistance de mes jambes s’améliorait jour après jour.  À ma grande satisfaction, j’ai perdu un peu plus de 2 kilos pendant mon périple!

Prochain rendez-vous en solo sur le tour de la Gaspésie…bientôt je l’espère!

 

Saguenay/Lac St-Jean 2016; Jour #7

Jour #7 LSJ 2016Encore une belle journée aujourd’hui avec un ciel parsemé de cumulus et un mercure à 25C. Gros changement à l’horaire cependant, un bon vent de dos va me prêter main forte toute la journée…enfin!

La météo annonce 15 à 20 mm de pluie pour demain. Je prévoyais retourner camper à la ferme d’alpagas mais j’aimerais bien pouvoir pousser les pédales jusqu’à  Ste-Rose du Nord si mon corps me le permet. Donc, départ à 10 heures après un frugal déjeuner servi par mes charmants hôtes avec pour objectif de franchir 118km de route pimentés par 950m de dénivelé. Ce sera ma plus longue journée en cyclotourisme à vie. Ça fait 8 jours que je pédale sans arrêt et ça se passe plutôt bien, je suis stupéfait de mes performances!

Après avoir bouffé un macaroni au fromage chez l’épicier de St-Ambroise, la randonnée se déroule en douceur jusqu’à Chicoutimi. Quelques moments d’hésitation me traversent l’esprit quand je passe devant la ferme d’alpagas vers 14:30h. Allez, c’est pas le temps de lâcher! Demain, je vais m’en féliciter!

Lorsqu’on quitte Chicoutimi pour se diriger vers Tadoussac, ça démarre en trombe avec 2 grosses côtes à 10-14%. Pas question de monter ça en selle. Ensuite, une belle descente pour longer le Saguenay avant d’entreprendre 5 kilomètres de monté à St-Fulgence.  Je trouve que nos villages portent parfois des noms adorables!

 

S’en suit un parcours à dos de chameaux pendant 35 km jusqu’à Ste-Rose et j’ai du mettre pieds à terre à plusieurs reprises.  Plus le temps passait, plus je réalisais que mes capacités physiques fondaient au soleil!  J’ai tenu bon et j’ai dévalé la côte de 5km qui se rend au village vers 18:30h. Les propriétaires du coquet Gite qui m’avait hébergé l’an dernier m’ont une fois de plus accueilli à bras ouverts. J’ai même été convié à partager leur table en famille pour le souper!

 

 

Ste-Rose du Nord est sans conteste l’un des plus beaux villages du Québec, je me trouve drôlement chanceux d’y séjourner encore une fois pour 48 heures.

Ste-Rose du Nord (10)
Ste-Rose vue de la berge!

Demain, le repos du guerrier!

 

 

Saguenay/Lac St-Jean 2016; Jour #6

Jour #6 LSJ 2016Dame nature s’est encore moquée de nos météorologues. Je prévoyais prendre une journée de repos en raison de prévisions d’orages violents mais le soleil s’est pointé dès 9 heures.

Je reprends la route en direction de Mistassini avec un vent latéral modéré mais de face. Je me réjouissais en pensant qu’après avoir franchi cette étape, je prendrais la direction sud avec enfin un bon vent dans le dos!  Vous ne me croirez peut-être pas, mais ma désillusion a été grande. Le vent a viré de bord vers midi et a augmenté jusqu’à 35km/h.

J’en ai bavé jusqu’à Péribonka où j’ai embarqué sur le petit traversier reliant le Parc Jean-Taillon. Mon compteur indiquait alors 75km et mes vêtements étaient dégoulinaient de transpiration tellement le soleil plombait fort.image

Je n’étais pas encore fixé sur le lieu de mon prochain bivouac mais il restait au moins 20km à parcourir avant d’atteindre le camping.  Vers 17h, j’appelle Claudette pour qu’elle me déniche un B&B pour me réconforter de cette intense journée. Bonne idée car le ciel s’obscurcie soudainement et des orages déversent leurs flots jusqu’à 21h. Mon hôte m’offre sa Smart pour que je me rendre au resto où encore une fois, les côtes levées me feront défaillir. 98 km aujourd’hui, je suis vraiment impressionné par les réserves d’énergie que mon corps met à ma disposition, jour après jour.

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