Et c’est parti pour la Carretera Australe en Patagonie chilienne en Janvier 2018!

Et voici ma surprise annoncée: C’est confirmé, je m’envolerai vers Puerto Montt au Chili le 12 janvier pour parcourir la mythique Carretera Australe en solo! La Patagonie chilienne, j’en rêvais depuis si longtemps! À 61 ans, il faut saisir toutes les occasions qui se présentent, qui sait ce que l’avenir nous réserve.

La Carretera Australe en photos.

Patagonie

30 jours pour franchir ses 1300km sur mon vélo Surly! Destination finale, Calafate en Argentine! Hé non, pas de moteur pour ce périple!

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Mon vélo Surly Disc Trucker

Je prévois 22 jours de route et 7 jours pour prendre des pauses et jouir du paysage et des rencontres.

Voici deux vidéos qui vous donneront une idée de ce qui m’attend.

Carretera Australe video
https://player.vimeo.com/video/119507512

Cette route de terre qui relie le Sud du Chili à la Capitale nationale a été construite sous le régime de Pinochet. À chaque année, de nouvelles sections sont goudronnées et donc, augmentation de la circulation, moins de paysages sauvages, plus de touristes… Bref, plus les années passent, moins l’expérience devient envoutante pour le cyclotourisme. Le dénivelé est appréciable (16,000mètres D+) et les vents de la pampa m’attendent dans la portion d’Argentine. Il me reste 2 mois pour améliorer ma condition physique.

Humm, non, je ne parle pas espagnol mais j’ai l’oreille!  Quoiqu’il en soit, les Chiliens sont réputés pour leur fort accent et je ne comprendrais sans doute pas grand chose de toute façon.  Disons que je pense pouvoir me débrouiller pour demander mon chemin et faire mes achats quotidiens.  Et puis, il y aura d’autres cyclistes bilingues qui pourront sans doute me dépanner en cas d’urgence. En dernier essor, espérons que certains Chiliens parleront anglais! J’ai quand même dépoussiéré mes vieux manuels d’espagnol et je me suis inscrit à des cours en ligne sur Babbel. Ce serait dommage de ne pouvoir échanger quelques propos avec les autochtones!

Ce que je peux vous confirmer c’est que cette route est réputée comme l’une des 11 plus belles au monde pour les cyclotouristes.

 

Montage du Scorpion FS 20

Après maintes péripéties, j’ai finalement réussi à faire traverser la frontière américaine à mon trike Scorpion FS. Acheté au Utah, je l’ai d’abord fait livrer dans le Maine chez un de mes amis.  Pour minimiser les frais de taxes, je suis ensuite allé le chercher en VUS pour le rapatrier à la maison.

Il est équipé d’un moteur-roue BionX 350W.  Je vais le tester dans les côtes mais je prévois le changer pour le premier moteur pédalier Bafang de 1000w que je n’ai pu installer sur notre Pino en raison de la largeur des 2 pédaliers.

Ouf, que c’est raide pour le jambes de rouler en trike!  On ne sollicite pas du tout les mêmes muscles que sur un vélo droit. Après 4 ou 5 sorties, j’ai le moral dans les talons!  Mal aux genoux et aux fesses après une heure de route.  Vitesse moyenne de 15km/h au lieu des 25-28 km\h à laquelle je suis habituée sur mon vélo de route.  Dans quoi je viens de m’embarquer encore!

Le vélo est lourd avec son moteur et sa batterie, sans compter le poids des 3 roues et du cadre d’aluminium. Pour acquérir de la force, j’évite d’utiliser le moteur à outrance (c’est pas une moto! ) mais j’arrive avec peine à gravir les côtes d’un dénivelé supérieur à 6%..et encore, impossible de dépasser les  6 à 8km/h! Ouf, grosse déception!

Personne ne roule en trike au Québec, ou très peu. Il m’est donc impossible d’obtenir  conseils et références.  Je commence à poser plusieurs questions à des trikeux d’expérience sur Facebook. Est-ce que mon positionnement est adéquat? Quelle vitesse moyenne roulent-ils? A quel point sollicitent-ils le moteur? Éprouvent-ils des douleurs aux jambes? Quelle distance peuvent-ils parcourir par jour?

Bien qu’on m’affirme que c’est super confortable, je me retrouve avec des crampes dans les fesses, les pieds et genoux! Ayoye! Bob…on se calme!  Patience et persistance!  Je continue mon entrainement mais je raccourci le bôme de 2 centimètres pour rapprocher les pédales. Haaaaa….quelle amélioration!  On se rapproche de la vérité! J’incline le siège vers l’arrière au maximum et c’est encore mieux. Je commence à trouver mes repères!

Après quelques semaines, mon moral remonte et j’entreprends les modifications pour le mettre à mon goût! Moteur pédalier (le BionX ne me convient pas), batterie plus puissante (Celle du Pino conviendra parfaitement avec ses 24Ah), Contrôleur Cycle-Analyst V3-BBS, Suspension avant plus ferme et amortisseur arrière hydraulique, transmission interne Rohloff, Dynamo SON dans le moyeu de roue avant, un toit Veltop pour la pluie et pour le soleil, Portes bouteilles, haut-parleur pour la musique, et j’en passe. Y a rien de trop beau pour les amis de Zorro! La facture sera conséquente! Ceux qui me connaissent savent que je suis un peu excessif quand il s’agit de gadgets pour le vélo!

Je me fabrique donc un support d’atelier démontable à l’aide de tuyaux de plombiers en ABS de 3 pouces. Voici ce que ça donne!

Voici quelques étapes du montage: (un peu technique pour les profanes mais…instructif!)

En Gros voici un Résumé:
Moteur pédalier Bafang BBSHD 1000W
Plateau Lekkie 42T
Batterie 48V; 24Wh
Console de contrôle Cycle Analyst CA3-BBS
Veltop Sun
Klaxon AirZound
Suspension avant Ferme
Suspension Arrière hydraulique Rockshox
Moyeu avant Dynamo SON
Lumière avant B&M IQ-X
Lumière arrière B&M Toplight
Moyeu arrière Rohloff 17T-18T-19T
Jante arrière Andra 40 avec Rayons Sapin double butted
Freins a disques Avid BB7 au 3 roues
Flasques de roues en carbone Velobiel.nl
Porte Bouteille T-Cycle double sur la bome avant
Sac d’hydratation 3 litres de T-Cycle
Mirroirs HP Velotechnik
Chaine KMC Ebike X9e EPT
Walking aid Mount HP Veloechnik
Handrest HP Velotechnik
Support Iphone QuadLock
GPS Garmin 810
Haut parleurs Ultimate Ears ROLL
Ortlieb Recumbent Panniers et Backpack
2 Panneaux solaires 110Wc chaque (à venir)
2 Chargeurs solaires Genasun
Une remorque TZC 150 litres de Christian Touze.
Porte drapeau et drapeau t-Cycle avec logo FFOTR.com

J’ai compris que pour aimer ça, il fallait rouler dans un autre état d’esprit et accepter de rouler moins vite. Bien calé dans le siège, avec 3 roues qui nous empêchent de reverser, les muscles des bras et des épaules relâchés, on est beaucoup plus relax!  De plus, comme les roues ne font que 20 pouces de diamètres, forcément, la vitesse moyenne se maintient en dessous de 20kmh/h si on ne sollicite pas le moteur. On a tout le loisir de contempler le paysage, prendre des photos, saluer les gens, emprunter des chemins de terre!  Plus je roule, plus j’ai de plaisir, mais encore beaucoup de progrès faire avant de pouvoir franchir aisément les sorties de plus des 80km.  Hier, 20 Oct, j’ai parcouru 70km, 650 mètres de dénivelés positifs en utilisant que 7Ah. Vitesse moyenne 15.8km/h avec des rafales de vent de face a 50km/h, ça décoiffe!

J’adore mon trike même si je ne suis pas encore conquis à 100%.  J’ai acheté ce vélo en pensant faire le Suntrip 2018 de Lyon à Canton en 90 jours. plus de 12,000km de route au travers de l’Asie Centrale avec une moyenne de plus de 130km par jour.  J’ai consulté plusieurs cycliste et j’en suis venu à la conclusion que ça ne correspondait pas à mon profil de voyageur. Maintenir cette moyenne pendant 3 mois, c’est tout un défi et ça nous prive de rencontres enrichissantes et de moments à partager avec la population. Sans compter les journées perdues en raison de bris mécaniques, problèmes de santé, visas qui tardent à arriver, mauvaises météo, etc.

Je me réserve donc ce vélo pour parcourir de longues distances en cyclotourisme solo. Je vais installer des panneaux solaires au dessus de ma tête au cours de l’hiver. Jean-Guy a accepté de m’aider pour la conception.  Et qui sait, peut-être un Suntrip solo en 2020.

En attendant, Claudette s’entraine régulièrement avec moi sur le Tandem, même si le mercure frôle les 10C. Comme elle est frileuse, elle s’habille comme un ours avec 3 à 4 couches de chandails, des gants et une tuque…c’est vraiment rigolo de la voir. Admirable de constater sa motivation malgré l’accident en France!  Nous avons commencé par des sorties de 15 à 20 km, deux à trois fois par semaine. La semaine dernière, nous avons dépassé les 35km!!! Pour ménager sa hanche nous sollicitons davantage le moteur.  L’ajout de la ceinture de sécurité semble convenir à merveille. J’ai trouvé cette ceinture chez HP Velotechnik et bien qu’elle soit conçue pour les trikes, elle convient parfaitement pour le tandem Pino.

Claudette souhaite que nous retournions en France en juin 2018.  Elle prévoit recommencer son entrainement en salle dans quelques semaines.  Espérons que tout va bien se passer ! J’aimerais qu’on fasse le Saguenay/Lac St-Jean en mai prochain pour mesurer nos capacités!

Pleins de belles aventures nous attendent…mais je vous réserve une petite surprise me concernant…Ne manquez pas mon prochain article!

Trike Cap-Roue

 

Dur retour à la réalité, et me voici embarqué dans le Suntrip-2018 vers la Route de la Soie!

Nous sommes de retour à la maison et notre train-train quotidien a bien changé. Claudette est en convalescence pour plusieurs mois et doit se déplacer en chaise roulante (et en béquilles sur de courtes distances). Il lui est impossible de s’appuyer sur la jambe droite. Elle ne peut prendre sa douche sans assistance, doit monter les escaliers sur le derrière, ne peut conduire sa voiture et par dessus le marché, malgré ses nombreuses pilules, la douleur est continuelle et assez intense. Le Doc a prédit que ça prendrait 3 à 4 semaines avant de pouvoir utiliser sa jambe droite. Néanmoins, je vois bien que Claudette fait des progrès à chaque jour.  La patience et notre amour mutuel viendra encore une fois à bout de cette nouvelle épreuve!

 

Nous suivons quotidiennement nos Suntrippers qui parcourent les Alpes et nous offrent des images saisissantes. Nous éprouvons de brulants pincements au cœur en s’imaginant sur ce parcours!  Shiff!

Déjà 2 semaines d’écoulées depuis l’accident et le tandem est encore en pièces détachées dans le sous-sol.  Faut dire que mon moral est comme des montagnes russes…Up and Down! Avant-hier, mon voisin m’a invité à aller faire une ride de vélo de route. Ouf…c’était ma première sortie en vélo de route cette année!  Je conduisais en zigzaguant comme un débutant et je me sentais comme si c’était me première sortie de la saison! Après 3 semaines sans exercice intense au menu, mon cardio s’envolait pour arriver à suivre son rythme.

Ça m’a foutu une gifle en pleine face!  »-1 Daniel » …que je lui criais pour indiquer de ralentir!

Cette sortie m’a fait réaliser que je devais me ressaisir.  C’est pas parce que Claudette est temporairement immobilisée qu’il faut que j’en fasse autant.

En Mai dernier, je m’étais inscrit au Suntrip-2018 qui parcourra le Route de la Soie, de Lyon en France jusqu’à Canton en Chine entre les mois de mai et août 2018. Comme Claudette ne peut s’absenter de Québec pour une période aussi longue, je ferai la course en solo sur mon Trike Scorpion FS20. Je devrai le modifier pour y ajouter un moteur pédalier, une transmission Rohloff et des panneaux solaires semblables à ceux du tandem.

 

 

 

Je veux cependant éviter d’utiliser une remorque. Les panneaux devront donc se trouver au dessus de ma tête et tout mes bagages dans des sacoches latérales. Voici à quoi ça devra ressembler.  Il me reste à inventer un mécanisme pour ajouter une deuxième paire de panneaux extensibles sur le toit. Celui que nous avions sur la remorque du tandem étaient trop lourd. Jean-Guy Camirand m’a promis de me prêter mains fortes encore une fois.! Merci Jean-Guy! Si je trouvais un sponsor, c’est en fibre de carbone qu’il faudrait le fabriquer.

 

 

 

J’ai donc entrepris les démarches pour trouver toutes les composantes nécessaires à ce montage. Heureusement, je pourrai réutiliser plusieurs équipements du tandem.

12,000km de 3 mois, ce ne sera pas de la rigolade et ça mérite une préparation de longue date. Le Suntrip-2018 n’est pas une ballade, c’est vraiment une course! Une moyenne de 130km par jour en moins de 90 jours. Après avoir parcouru l’Europe jusqu’en Turquie, nous nous retrouverons sur le continent asiatique après avoir traversé le Bosphore. Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, avant d’entreprendre la traversée des déserts du Taklamakan et du Gobi en Chine. Pour finir, direction sud vers Canton où la chaleur, l’humidité et les villes densément peuplées rendront le parcours très relevé! Suis-je capable de relevé ce défi à 62 ans???

Que désigne-t-on par la « Route de la Soie »?

Le terme est apparu au 19è siècle pour désigner un formidable réseau transcontinental de près de 15 000 kms de routes commerciales, terrestres puis maritimes, reliant la Chine à l’Europe de l’ouest en passant par la région du Levant (Liban, Syrie, Jordanie). Ces axes se sont développés à partir du IIè siècle av. J-C grâce au commerce de la soie1. Les premiers relais furent établis par les Chinois et les Parthes2: ceux-ci fournissaient l’empire romain, friand de cette matière précieuse, et ont prospéré plusieurs siècles grâce à leur position stratégique, solidement gardée, d’intermédiaire entre ces deux mondes.

Les itinéraires ont évolué au cours des siècles: la route terrestre partait cependant de l’actuelle Xi’an (Chine) et passait par de redoutables obstacles naturels, au pied desquels se dressaient des cités caravanières fortifiées et des oasis qui servaient de lieux d’échange des marchandises.

L’existence de ces routes et de ces terres à perte de vue ont favorisé les conquêtes (Alexandre le Grand, les Arabes et les Mongols de Gengis Khan notamment) et les explorations (Marco Polo). L’Asie centrale (constituée des pays en ‘stan’3), au cœur de ce réseau, a été ainsi une terre de passage et de contact, entre les empires antiques (grec, romain, perses et chinois), entre les caravaniers nomades et les commerçants sédentaires mais également entre plusieurs pensées religieuses (zoroastrisme, bouddhisme, islam).

  • Quelles produits étaient échangés?

Outre la soie, les porcelaines, le jade et les épices faisaient le trajet est-ouest. En outre, nous lui devons la poudre à canon et le papier. Dans l’autre sens, elle est la route des pierres précieuses, de l’or et de la laine.

  • Comment les commerçants communiquaient-ils?

Si plusieurs langues se sont succédées, au gré des empires dominants, les langues iraniennes et turciques (d’origine turques) ont néanmoins dominé dans les échanges. Aujourd’hui, les langues kazakhe, kirghize et ouzbèke sont turciques, alors que le turkmène et le tadjik sont persanophones.

  • Quel(s) moyen(s) de transport terrestre utilisaient-ils?

Les chevaux mais essentiellement les chameaux, plus robustes: en effet, ils résistent à des conditions climatiques extrêmes, peuvent galoper aussi vite qu’un cheval et supporte plus de poids.

  • Est-ce que ces routes sont toujours utilisées aujourd’hui?

L’utilisation du réseau terrestre a décliné avec le développement des techniques et connaissances maritimes au XVè siècle ap. J-C: ces routes étaient plus sûres que celle d’Asie centrale et demandaient moins d’intermédiaires que les axes terrestres.

Route de la Soie - Tragets possibles

Mon Scorpion FS20:

 

 

 

Rouler sur un vélo couché (communément surnommé un Trike) est totalement différent que sur un vélo debout. Confortablement couché sur le siège du vélo avec les jambes allongées à l’horizontale, on ne sollicite pas du tout les mêmes muscles et par conséquent, cela exige un entrainement particulier. On dit qu’il faut rouler 500 à 1000km avant de trouver ses repères et de se sentir en pleine maîtrise.

J’ai choisi d’utiliser un trike pour plusieurs raisons:

Contrairement au vélo droit, où le regard est naturellement dirigé vers le bitume, la position du trike permet de regarder droit devant soi sans perdre une miette du décor, et sans le moindre signe de torticolis.

– Excellente tenue de route.
– Stabilité de l’ensemble à l’arrêt et à basse vitesse , monter des côtes devient plus facile pour les « moins entraînés ».
– On peut s’arrêter au milieu d’une côte très raide, sans souci pour repartir. Avec un tricycle couché, on peut monter toutes les pentes.
– Sensation de glisse.
– Plus sécurisant qu’un vélo droit, pas de risque de chute, on prend sa place dans le trafic et les voitures s’ écartent beaucoup plus qu’en doublant un vélo traditionnel.
– Capacité plus grande de chargement sans risque de déséquilibre.
– On peut rouler en toute décontraction et s’arrêter très aisément. Les plus expérimentés arrivent même à lire, dessiner, prendre des photos… en roulant.

En contrepartie, il comporte certains désavantage:

– Plus lourd et encombrant, il nécessite une préparation particulière pour le transport en avion.
– Sa très faible garde au sol ne lui permettent pas de passer partout.
– Avec trois roues, plus de résistance au sol qu’avec 2 roues.

Pour ce périple, j’ai choisi de produire des VLOGS au lieu de ce maintenir ce BLOG. Il s’agit de capsules vidéos qui seront disponibles sur Youtube et Facebook.  Je me suis également équipé d’un Drone Mavic Pro pour vous offrir des prises de vues époustouflantes de mon parcours. Ça promet! Espérons que je ne le planterai pas dans le décor pendant le voyage!

Première et dernière semaine en France- Une fin tragique!

Je vous écrit un résumé pour vous mettre à jour en ce Samedi 1 juillet, Fête du Canada!  Le moral est au plus bas!

Dimanche 26 Juin: Journée complète à démonter la remorque, les panneaux, le tandem et faire entrer tout ça dans 3 boîtes de vélo. C’est la première fois que je déconstruis le tandem Pino en 2 sections!🤓. Un vrai casse-tête avec beaucoup de petites pièces, visses, boulons, écrou, tie wraps, câbles, et j’en passe. Au final, 3 boites de vélo de 32 kilos chacune. Le poids limite est de 25kg chez Air France. En plus de ça, on a la remorque, 2 sacoches Ortlieb et 2 sacoches de guidon.

 

J’ai réservé de l’espace en extra pour 3 boîtes de vélo dans l’avion à $120 chacune. On fait une prière en espérant qu’on ne se fera pas saigner à l’embarquement en raison des excédents!

Reste plus qu’à empaqueter les vêtements et le matériel de camping! Je vais vous confier un secret: Voyager léger en Tandem Solaire, on oublie çà! Par chance, nos batteries de 8 kilos chacune sont déjà rendues à Nantes!  Une belle surprise: Claudette nous a déniché une péniche pour nos 2 premiers dodos!

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Mardi, Nantes: Nous voici rendu à Nantes! Au départ de Québec, la ligne d’attente n’avançait pas au comptoir d’Air Canada.  Heureusement notre fils Guillaume est venu nous reconduire 3 heures avant le vol.  Les gens s’impatientaient…et l’ambiance était lourde.  Après une heure d’attente, nous attirons l’attention d’un commis avec notre plus beau sourire, le gars s’est mis à rigoler nous indique de s’avancer.  Après quelques bonne blagues et de ,a rigolade, il me dit qu’il nous offrait le transport de nos 4 grosses boîtes de vélo gratuitement.  Je n’en croyais pas mes oreilles en me dirigeant vers le comptoir d’embarquement des colis de grandes dimensions hors normes. L’inspecteur nous fait ouvrir toutes les boites.  Tout est en règle.. On doit mener une bonne vie!!!

Arrivés à Nantes avec 5 heures de retard, nous réalisons que nos 4 boîtes de vélos ont été égarées entre Montréal et Paris. Notre ami Thomas nous attendait à l’aéroport avec une camionnette pour transporter notre chargement…Déception! Il me remet les batteries que j’avais fait livrer de Chine et nous reconduit à notre gîte sur un péniche. L’endroit est paradisiaque et Pascaline notre hôte, d’une gentillesse extrême!

 

Nous sommes très fatigués mais heureux. Délicieux souper dans un petit bistro de Nantes. Mercredi matin, nous apprenons qu’air France a retracé 2 boites. Nous les recevrons ce soir. Un jour perdu sur notre calendrier et malheureusement impossible de prolonger notre séjour dans la péniche car complet jeudi. On prend ça relax, inutile de stresser sur des éléments hors de notre contrôle!

 

Mercredi soir, Pascaline reçoit un appel d’Air France nous indiquant que les colis seraient livré dans moins d’une heure. Nous les avons enfin reçu vers 21h. On donne un sprint et la remorque est finalement remontée vers minuit et demi.  L’une des fixations du panneaux arrière cassée par Air France . On fera réparer plus tard. Grosse journée, c’est le temps de retourner à la péniche pour un bon repos!

 

Claudette avait raison, on aurait du amener Jean-guy Camirand avec nous dans nos bagages! On aurait peut-être eu un problème d’excédent de poids supplémentaire??? Lol!!!

Jeudi 8h: J’ai complété le montage du vélo vers 14h, pendant que Claudette se rendait dans une usine de soudure http://www.guilberteau.com/ pour réparer le panneau. C’est Pascaline, notre hôte de la péniche qui a utilisé ses contacts pour trouver une soudeur d’aluminium. Elle y a même reconduit Claudette à 45 min de voiture de la ville. C’est Michel Guilberteau lui-même qui a accueilli Claudette. Réparation effectuée comme du neuf. Elle en a profité pour faire redresser la tige de la glissière arrière.

 

Nous avons finalement pu quitter Nantes vers 15h. Sortir de la ville s’est avéré un peu compliqué mais après quelques détours, on y est parvenu. La piste qui longe la Loire est calme mais le revêtement est inégal (asphalte cabossée, terre battue, gravier et nids de poules) mais les paysages de campagne sont agréable. La ligne de chemin de fer longe la piste et les TGV circulent fréquemment. On a bouffé des crêpés dans un camion resto au village de Mauve.

 

 

Première chute du voyage en entrant dans un tunnel pour piétons. Il y avait des marches au bout!!! Ouf, plus de peur que de mal mais ça saisit son homme. Nous avons poursuivi jusqu’à OUDON après avoir fait une petite pause pour récupérer nos esprits! Le camping le long de la voie ferrée ne nous a pas séduit donc hébergement chez l’habitant et souper dans un charmant petit Café.

Vendredi: Départ vers 10heures sous un ciel menaçant mais au sec.  Les paysages qui se succèdent nous remplissent de bonheur. Vers 14 heures, de petites averses nous obligent à revêtir nos vêtements de pluie. On fait une pause à Mauve pour déguster des crêpes dans une cantine ambulante. On repart en direction de Rochefort.  La route est belle, le vélo roule merveilleusement bien, c’est le bonheur total! Je ne cesse de répéter à Claudette combien nous sommes chanceux de réaliser ce périple.

 

On fait un crochet dans une ville pour trouver un fixation de sacoches Ortlied pour l’une d’entre elles. Décatlon, Intersport, personne ne garde les produits Ortlieb.  Tant pis, on verra rendu a Clermont Ferrand.  C’est alors que je remarque un bris sur la béquille avant du tandem.  La braquette de fixation droite s’est rompu lors de notre chute.  J’envoie un message à Anja au Vermont (celle qui m’a vendu le Pino) qui me transmet les cordonnées du représentant Hase en Allemagne.  Je lui téléphone sans succès et lui poste une photo de la pièce défectueuse. Sans réponse.

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Vers 16h, le ciel se déchaine et il pleut tellement que mes lunettes rendent ma vision obstruées.  Je doit regarder par dessus pour distinguer le chemin. On décide de faire une pause à Rocheford pour reprendre nos esprit. Une bière dans un bistro tabac et on décide de trouver un gite dans la région. Recherche sur Internet pour localiser un gite das le village voisin à Savennière. L’aubergiste nous informe qu’il vaudrait mieux de souper avant d’arriver au village. On s’offre une bonne bouffe dans un petit café.  Foie gras de canard au menu!  Miammmmmmmm!

Vers 8:30h, en reprend la route vers notre gîte à 7 km de là. Le ciel est couvert mais la pluie vient de cesser.  On entre dans le village et débouchons sur une coquette place publique devant l’église au centre du village. Magnifique!  Je suis les indications de l’aubergiste sans trouver son emplacement. On revient au centre du village.  On rencontre le Maire qui est stupéfait par notre tandem!  Il est bien sympathique et on placote un peu. Séance de photos et de rigolade! On se quitte et reprenons la route du Gite. C’est alors que la roue avant glisse sur les pavés mouillés et que nous chutons violemment a moins de 10km/h. Les pavés mouillés étaient comme des plaques de glace. Claudette semble sérieusement amochée à la hanche droite.

 

Le Maire la reconduit au Gite en voiture et je ramène le vélo. Elle est incapable de marcher sur sa jambe droite. On contacte un médecin vers 22h.  Il recommande un anti-douleurs et d’attendre au lendemain pour réévaluer la santé de Claudette.  Somnifères et dodo jusqu’à 8h. Au réveil, il lui est impossible de mettre du poids sur sa jambe. On appelle l’assureur au Canada et ensuite l’ambulance. Direction hôpital d’Angers.

 

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Accueil chaleureux à l’hôpital d’Angers pour les cousins Québécois.  Les infirmières nous posaient des questions juste pour savourer notre accent québécois! Vraiment sympathique!  Merci Violette, notre médecin de garde.  Donc, radiographie pour un diagnostique encourageant : aucune fracture apparente! Étape suivante, le scanneur, car il faut déterminer ce qui empêche Claudette de se maintenir debout???

 

C’est là que ça se gâte. On aperçoit une fracture de la hanche. Terminus, tout le monde descend! Fin du Suntrip pour Pierre et Claudette!  Nous apprendrons après avoir consulté un orthopédiste à Québec qu’il s’agit en fait d’une double fracture du bassin. Ce n’est pas opérable et la période de convalescence pourra s’étendre entre 3 à 5 mois. C’est la fin notre saison de tandem en 2017!

Radio Clo 13-07-2017

Nous sommes samedi, je recherche un vol sans escale à Paris pour ménager Claudette.  Je réserve sur Air Canada en partance de Lyon.  On devra se taper 6 heures de route en camionnette pour rapporter le Tandem avec nous.

Ma voisine m’apprend qu’Air Transat offre une liaison Nantes\Montréal sans escales. Moins de 100km de route à parcourir par l’autoroute. J’annule donc le vol avec Air Canada.

Jean-François, notre hôte à Savennières est tout dévoué pour nous venir en aide. On part à la recherche d’une pharmacie ouverte le samedi, achète des béquilles et de la bouffe pour les 3 jours que nous y passerons.

Voilà où nous en sommes ce soir. Demain, j’entreprends le démontage du chameau.  Le moral est dans les talons!

 

Ciao les amis et vraiment désolé que notre passionnante aventure ne se termine de cette façon!  Merci pour la centaine de messages de sympathie que nous avons reçus de toute part! J’ai bien envie de brailler…mais ça n’apporterait rien de positif!

Chose certaine, nos aventures en Chameau ne font que commencer! Nous avons adoré les deux jours que ça a duré! Pour l’instant, j’ai besoin d’évacuer la pression! En attendant, allez nous visiter sur Facebook au pierre.julien.925

Ce matin, Frédéric Lepron m’a proposé de venir nous chercher mardi à Savennières avec sa camionnette pour nous reconduire à Nantes. Quelle gentillesse! Nous prendrons l’avion vers Québec jeudi midi.  Thomas a accepté de nous reconduire à l’aéroport avec nos 4 boîtes de vélos….si je réussis à en dénicher d’ici là?

Voici quelques bons moments de nos 4 jours de voyage en France!

 

 

 

 

 

Quelques surprises avant le jour J!

Ouf!!! bien des choses se sont passées depuis notre retour de Charlevoix.

À commencer par les problèmes de freinage. La descente à 75km/h aux Éboulements était bien euphorisante mais le manque de freinage dans les derniers 200 mètres l’était moins. Il fallait que je trouve une solution!

Le manufacturier du tandem m’indique que notre poids est trop lourd et qu’aucun frein ne conviendra dans ces conditions. Les disques surchauffent, transmettent la chaleur dans les étriers ce qui liquéfie l’huile et réduit la pression dans les leviers.  J’envisage de les remplacer par des freins mécaniques à câbles (SRAM BB7) mais on m’informe que les plaquettes étant plus petites, la surchauffe sera encore pire. J’entreprends donc la recherche de freins plus robustes sur Internet et je tombe sur un Youtube de mon coloré manufacturier de Batteries EM3ev. Visionner ça, il est vraiment ahurissant!

Il recommande donc les freins hydrauliques Tektro Dorado HD-E710 qui ne sont disponibles qu’en Californie chez Empowered Cycle pour la modique somme de… bof, je vous ferai grâce des détails, ça fait longtemps que le budget est défoncé de toute façon!

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Trois jours plus tard, je reçois mes freins par FedEx.  Le vendeur est drôlement efficace et très gentil de surcroit! Le disque avant est de même dimension (203mm) mais fait 2.3mm d’épaisseur au lieu de 1.8mm. Les plaquettes sont plus larges et les manettes mieux construites que les SRAM Guide que j’utilisais. Comme mon moyeu de roue arrière est un Rolhoff, le disque 180mm Dorado est incompatible. Je vais quand même remplacer l’étrier et la manette par le Dorado 710 et saigner les freins pour qu’ils s’adaptent au disque Rolhoff. Précision: Il a fallu que je raccourcisse la ligne du frein arrière et que je remplace celle de devant par une plus longue.  Ça m’a permis d’élargir mes compétences avec les freins hydrauliques.  En toute modestie, je suis quand même pas mal fier de moi!

Le résultat est remarquable. Je pense que nous pouvons envisager la descente des hauts cols des Alpes en toute sécurité…mais nous serons tout de même très prudents. Chat échaudé craint l’eau froide!

La semaine suivante, nous avons fait une petite escapade de 150km vers l’Islet-sur-Mer pour fêter le 70ième anniversaire de mon frère. Nous avons pu y tester notre matériel de camping. Plusieurs membres de la famille en ont profité pour faire un tour de chameau!

À notre retour, Éole s’est payé notre gueule avec un violent vent de face de 50km/h  alimenté par des rafales de 80km/h. Laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas juste les muscles des jambes qui y ont gouté, les batteries aussi! C’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille!

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Les vents étaient tellement violents qu’il fallait que je le retienne par la selle pour éviter qu’il ne bascule sur le traversier Lévis-Québec.

En effet, le niveau de recharge de nos panneaux solaires m’inquiète. En réalité, le problème a toujours été là mais j’en ignorais l’existence en raison de mon manque de compétences en énergie solaire et en électricité.

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Un mauvais pressentiment me revenait constamment en tête tel un signal d’alarme. J’avais l’impression que nos chargeurs solaires ne fournissaient pas le niveau d’énergie auquel on était en droit de s’attendre! Alimenté par 4 panneaux de 100W/h chacun (dont seulement 2 fonctionnent lorsque nous sommes en déplacement), j’espérais obtenir une moyenne de 100 à 140Watt/heure lorsque nous roulons et de 200 à 300W/h lorsque les 4 panneaux sont déployés, bien entendu, en tenant compte du niveau d’ensoleillement disponible. Dans le meilleur des cas, je n’arrivais pas à dépasser les 140W/h.

Tout cela démontre l’importance de bien tester le matériel avant d’entreprendre la randonnée finale!

Deux de mes panneaux sont neufs mais les 2 autres proviennent de l’ancien propriétaire de la remorque qui a parcouru le Suntrip en 2013. J’ai donc recherché un technicien qui pourrait mesurer individuellement la capacité de chacun des panneaux.  J’ai fait affaire avec une firme spécialisée en énergie solaire mais après quelques tests, le gars n’a rien trouvé d’anormal et m’a gratifié d’une facture de $75… mais mon mauvais pressentiment continuait à me hanter et m’indiquait que quelque chose n’allait pas.

Charly, mon ingénieur de voisin qui a fait le tour du monde sur son catamaran, est venu me prêter mains fortes. Il utilisait des panneaux semblables pour alimenter les batteries de son voilier.

À l’aide d’un multimètre, nous avons donc mesuré la production sur chaque paire de panneaux :

  • Les 2 Neufs = 120W au grand soleil
  • Les 2 Vieux = 35W au grand soleil

Ensuite, nous avons recouvert d’une couverture l’un des vieux panneaux:

  • Résultat: 32-35W

Et enfin, nous avons recouvert le second vieux panneau :

  • Résultat:2-5W

Nous avons ensuite vérifié le voltage sur chacun de ces derniers:

  • Le premier : 19V
  • Le second : 9V

Conclusion: Il fallait changer au moins un des vieux panneaux.  Je m’étais procuré les deux neufs en Chine via Internet au prix de USD$112/ch. Mais à une semaine du départ, je ne disposais plus d’assez de temps pour en importer d’autres.  J’ai donc contacté tout les magasins d’électronique et de bateaux de la région.  Le plus compliqué, c’était de trouver un panneau semi-flexible de même puissance et de même dimensions car je devais le fixer sur mon support de 540 x 1100cm.  Évidemment, aucune disponibilité à Québec, mais on pouvait m’en commander un avec 72 heures de délai, pour la modique somme de CAD$430 (rien pour encourager à acheter local). À 5 jours de notre départ, c’est comme un fusil sur la tempe…je n’ai d’autres choix que d’accepter.

Tel que promis, ma commande est arrivée le mercredi et je l’ai installée après un laborieux travail pour décoller l’ancien panneau. 24 heures supplémentaires pour que le silicone durcisse et j’étais prêt pour les premiers tests…sauf qu’il a plu toute la journée de vendredi!!!

Samedi, le grand jour pour le test final! Météo partiellement ensoleillée avec 31°C et des bourrasques de 35km/h.

J’installe le tandem sous un soleil timide et assombri par le passage des nuages: 120 Watts avec 2 panneaux.  Je déploie les deux autres avec un pincement au cœur…Bingo!!! 234 Watts et 9.39 Ampères/heure avec 4 panneaux.  Ouf, je respire!

On peut maintenant s’envoler la conscience tranquille!

Et c’est parti pour 4 jours!

Je constate que c’est beaucoup plus difficile de tenir un Blog lorsqu’on voyage à deux. Se retirer pendant quelques heures pour transcrire les évènements de la journée demande un effort et une discipline qui peuvent devenir lassant pour le partenaire.

 

Bref, voici quatre jours que nous sillonnons la région de Charlevoix.

Samedi matin J#1, notre fils Guillaume est venu nous reconduire à la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré où nous avons décidé de débuter notre périple. Le ciel est menaçant et dès les premiers kilomètres une fine pluie se met à tomber sous un mercure frôlant les 15°C . Petit arrêt sur l’accotement pour revêtir nos habits de pluie!

Les premières montées se pointent après 2 kilomètres.  Un dénivelé de 6 à 10% pour nous mettre en jambes. Ma conduite est hésitante car c’est la première fois que nous roulons aussi chargé. Je serais curieux de mettre notre monture sur une balance pour connaître son poids exact? Peut-être mieux pas au fond?

Après avoir dépassé la station de ski du Mont-Saint-Anne, nous montons allègrement vers St-Féréol-les-neiges. Le paysage est magnifique et cette route secondaire nous permet de s’acclimater à la conduite du tandem en toute quiétude.  Une petite pause pour enfiler une barre tendre et nous revoilà repartis.  Nous aurons plus de 1000 mètres d’ascension à franchir aujourd’hui sur une distance de 60 kilomètres. Facilement gérable jusqu’à maintenant mais quand même une nouvelle expérience en ce qui nous concerne. Après tout, ce voyage vise à tester nos équipements et nos jambes dans un contexte montagneux et se déroulant plusieurs jours consécutifs.

IMG_6320À l’approche de St-Tite-des-Caps, nous devons quitter la route secondaire pour rejoindre l’autoroute avec son trafic intense et bruyant. Comme nous sommes en weekend, l’absence des camions en direction de la Côte Nord rend la ballade moins désagréable. L’ascension se maintient entre 6-15% sur une quarantaine de kilomètres, jusqu’à ce qu’on atteigne le Massif de la Petite-Rivière-St-François.  Nous sommes encore frais comme des roses et le tandem se comporte à merveille. C’est ici que s’amorce une longue descente de 5 à 12% sur 11 kilomètres jusqu’à Baie St-Paul. J’utilise occasionnellement les freins avant et arrière en alternance pour prévenir la surchauffe lorsque nous dépassons les 60km/h. Bref, on se laisse aller jusqu’en bas et on s’immobilise au supermarché pour faire quelques emplettes. C’est à ce moment que je réalise que le moteur ne démarre plus!. Un indicateur oscille sur mon moniteur m’indique une dis-fonction mais je ne me rappelle plus quelle en est la signification???  Je fais le tour de tous les raccords électriques du système mais je ne constate rien d’anormal.  Putain…qu’est-ce qui se passe? et qui pourrait bien venir à notre secours un jour de weekend?

Je sors mon Iphone et je prends une brève vidéo de l’indicateur qui clignote sur mon moniteur. Voici ce que ça donne: Remarquez la barre verticale qui oscille de droite à gauche.

 

Une idée me passe par la tête mais je n’y crois pas trop étant donné que nous sommes le weekend. Je téléphone à Justin chez Ebikes à Vancouver en espérant que quelqu’un va prendre l’appel…Déception… boîte vocale m’informant que le bureau est fermé.

Je prend la chance d’expédier la vidéo par courriel à Justin et en CC à Reinhard en Allemagne (E-bike-technologies).  En moins de 10 minutes, Reinhard me répond que la sonde électronique de mon frein semble être en défaut. Je m’empresse de vérifier pour constater que l’aimant qui l’actionne était déplacé d’à peine 5mm et que ça coupait le contact du moteur. Incroyable et Ouf!!!,  je n’y aurais jamais pensé!  Quelques minutes plus tard, je reçois un second courriel de Justin me confirmant la même chose.  Wow…ça c’est du service! Quand je pense qu’il y a plus de 8 heures de décalage horaire entre Justin et Reinhard. Incroyable!

Avec Internet, il n’y a plus de frontières! Vous rappelez-vous de l’époque où c’était  »IN » de posséder un télécopieur!  LOL!

Quelques instants plus tard, on se retrouve confortablement installés sur la charmante terrasse du Café des Artistes à siroter une bière et déguster un bon repas. Laissez moi vous dire que notre traversée de la ville en tandem n’est pas passée inaperçue.  On se fait interpeller de toutes parts, même par des motards qui viennent rouler à nos côtés pour nous poser des questions.IMG_6327

Nous avions réservé une chambre dans un coquet B&B   »Terre et Ciel » tenu par David, un gars fort sympathique à l’imagination débordante d’idées plus originales les unes que les autres! et son gentil toutou Benoit peut en témoigner!

Un exemple: David invite un musicien à chaque vendredi pour enregistrer une chanson dans une chambre différente de l’auberge et la met en onde sur YouTube.

David, notre aubergiste de TerreCiel!

En soirée, nous sommes allés bouffer à La Muse, un bistro d’ambiance chaleureuse où nous avons dégusté 4 entrées au lieu d’opter pour un plat principal.  Nos papilles gustatives s’en sont réjouies pendant tout le repas! Accras de Morue, Carpaccio d’Émeu, Feuilleté de ris de veau  sauce à la crème et à la moutarde et Rocher de foie gras Ferme Basque farci à la figue pochée au Porto. Dur! Dur! la vie de cyclotouriste!

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Mais kossé que tu fais là?

Bilan de la journée #1: Distance: 64.33 km; Vitesse moyenne:22.3 K/H; Temps: 2:53:27; Gain alt: 1,008 m

Dimanche matin J#2, nous quittons Baie-St-Paul vers 11 heures. David, l’aubergiste, me demande de réaliser une entrevue qu’il publiera sur YouTube et Facebook jeudi le 8 juin à 11:30h exactement. J’ai hâte de visionner ça!!!!

À la sortie de la ville en direction des Éboulements, nous entreprenons la montée de la falaise pour 450m+ sur 12 km. Dès la première butte, j’éprouvais de la difficulté à maintenir la direction du tandem. Il y avait un jeu dans la direction et le vélo oscillait de gauche à droite.  On s’arrête dans le milieu de la pente à la halte touristique pour constater que la visse Allen qui maintien le pivot du guidon dans le cadre était dévissée. Malheureusement, l’accès était trop étroit pour que je puisse utiliser mon Multi-Tools. Je jure bien fort et dit à Claudette que j’aurais dû apporter mes clefs Allen individuelles.

Derrière moi, une gentille demoiselle qui prend un lunch avec ses enfants sur la table à pique-nique et qui m’a entendu sacrer…me dit qu’elle pense avoir ce que je recherche dans sa voiture. J’en revenais pas…ouf!!! ça devenait vraiment dangereux de continuer à rouler comme ça! Voici la gentille maman qui nous a dépanné! Elle participait au Grand Prix cycliste Vélo-Charlevoix qui ce déroulait ce weekend. Qui sait, elle nous a peut-être sauvé la vie?
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Gros soupir de satisfaction! Nous avons pu poursuivre notre route jusqu’à Malbaie sur un parcours en montagnes russes au sommet des falaises qui longent le fleuve St-Laurent.

 

Paradisiaque! Au total, 1590 mètres de dénivelé sur 68 km. Arrivés à Malbaie, changement de programme. Nous n’avons plus le goût de nous rendre à Port-au-Persil 20km plus loin.  Nous décidons de revenir sur nos pas car le reste du parcours manquait de relief et notre motivation à rouler juste pour rouler avait baissé. Notre journée s’est terminée dans le SPA d’un charmant B&B à St-Irérée (Le Manoir Hortensia).

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Manoir Hortensia St-Irénée
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Et ‘est reparti!

Nos Hôtes, Mario et Pierre nous ont gentiment prêté leur véhicule pour que nous puisions nous rendre au bistro Le Café St-Laurent situé de l’autre côté de la montagne. Délicieux repas…encore une fois!

 

Bilan de la Journée #2: Distance: 48.72 km; Vitesse moyenne: 1;9.0 K/H; Temps: 2:34:16; Gain alt: 1,217 m

 

Lundi matin, J#3, nous prenons la route vers 10h en direction des 2 légendaires côtes des Éboulements. 300 mètres de dénivelés sur 3 km de distance avec des pointes à 22% d’inclinaison. Nous entreprenons la descente de façon prudente en alternant de bref coups de freinage avant et arrière de façon à éviter la surchauffe. La pente s’accentue jusqu’à 22% et je sens mes leviers de freins s’amollir progressivement.  Nous avons franchi les 2/3 de la pente et l’inclinaison diminue à 10-12% mais les disques sont tellement chauds que je n’ai plus aucun freinage. Je les laisse refroidir quelques secondes et ça reprend un peu! J’ai la chienne! …on roule à 60km/h auand enfin j’aperçois le plat à quelques centaines de mètres de la dernière courbe…je freakais ben raide! OUFFFFFFF!

 

Bon, un autre apprentissage indispensable à ajouter sur notre C.V.! Va falloir néanmoins que j’ajoute un frein cantilever sur la roue arrière pour parer à ce type d’urgence!

Après une pause au quai où un traversier assure la liaison avec l’Isle-aux-Coudres, nous décidons de reprendre la route et de remonter par la côte Grondin, située du côté ouest des Éboulements.  Au premier virage, le GPS grimpe de façon vertigineuse jusqu’à 22% sur 200 à 300 mètres pour nous faire prendre un virage à 120 degrés rendu en haut…et non, on est pas rendu en haut!!! et ça repart à 16%-18% et 22% encore. La température du moteur monte jusqu’à 46°C. On décide de lui accorder un repos de quelques minutes au milieu de la pente…et c’est reparti pour un autre 500 mètres…il chauffe mais ne démontre aucun signe de fatigue…même si l’inclinaison de la pente ne faiblit pas.
Nous avons enfilé plus de 3 km comme ça…et sommes arrivés en haut détrempés de sueur mais tellement fier de nous! Les passagers des véhicules que nous croisions dans la montée nous dévisageaient comme si nous étions des extra-terrestres…certains nous pointant avec le pouce en l’air.
Désormais, plus aucune pente ne nous fait peur!

De retour à Baie-St-Paul, nous sommes retournés chez David au Gîte TerreCiel! Faut que vous sachiez que cette charmante ville a une attrait particulier pour nous. C’est un peu le refuge de notre couple où nous allons depuis plus de 35 ans. Notre nid d’amoureux en quelques sortes! Plusieurs endroits nous sont chers dont le légendaire bistro  »Le Mouton Noir ». Nous n’avons donc pas manqué l’occasion de nous y restaurer bien qu’il soit fermé le lundi….et oui, mais quelqu’un veille sur nous car exceptionnellement, il est ouvert ce soir parce qu’un groupe avait réservé pour la soirée. Le repas était exceptionnel du début à la fin! Nous avons appris du même coup que l’établissement avait été acquis par un Breton il y a une douzaine d’années. Le nouveau propriétaire a mis tout en œuvre pour en préserver le cachet et améliorer le menu! Bravo!

Bilan de la journée #3: Distance: 35.03 km; Vitesse moyenne: 9.9 K/H; Temps: 3:32:20; Gain alt: 627 m.

Mardi matin, J#4, nous avons quitté notre charmant Gite TerreCiel  vers 10 heures en direction de St-Féréol. Benoit, le Chien de l’aubergiste était bien triste de nous voir partir! IMG_6393
Baie-St-Paul étant situé au creux d’une vallée, notre itinéraire débute en pente abrupte dès le km 8 et monte à 775 mètres au Km 24. Admettons que les gauffres au sirop d’érable du déjeuner se tassent assez rapidement!
La montée s’est super bien déroulée. La température du moteur a atteint 46C et nous avons pris 2 poses pour le laisser refroidir et reposer nos jambes (et pourquoi pas relâcher la vessie un peu!). C’est vraiment rigolo de voir Claudette pisser debout comme un gars en utilisant son urinette!

 


60 km plus tard, nous sommes arrivés à St-Féréol-Les-Neiges vers 13:30h. Nos amis de Québec nous avaient prêté les clefs de leur condo au Mont-Ste-Anne.

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St-Féréol-Les-Neiges
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En route vers le Mont-Ste-Anne

Après un bon ravitaillement au resto, changement de programme et nous décidons de tenter un retour à la maison. 65 km supplémentaires, mais sur le plat avec un vent arrière. Ça va rentrer au poste!!!
Avec des pointes de 50km/h, nous avons abusé un peu du moteur Hahaha…et sommes arrivés au bercail vers 17h.

Bilan de la journée #4: Distance: 126.50 km; Vitesse moyenne: 18.7 K/H; Gain alt: 1,169 m; Cadence moyenne 91 Rpm; Temp de déplacement 4:38h; Temps total: 6;45h; Vitesse Moyenne 18.7km/h; Vitesse max: 75km/h (ouf! va falloir que je me calme un peu dans les descentes.) Batterie chargée à 58.8V au départ et 50.8V rendu à la maison.

Cette randonnée a été essentielle en vue de la préparation de notre Suntrip. Nous avons appris que:

  1. Les freins sont insuffisants pour immobiliser notre tandem dans les pentes longues et pentues. Ajouter un frein cantilever sur la roue arrière.
  2. La sonde électronique du frein arrière doit être relocalisée.
  3. Changer la courroie en velcro qui bloque la manette de frein arrière.(frein à main)
  4. Ajouter tout les outils nécessaire pour l’entretien du vélo.
  5. Apporter un adaptateur Schrader pour la pompe. Indispensable pour la valve de la roue de la remorque et du klaxon.
  6. Réparer le chargeur Schmidt pour le dynamo de la roue avant.
  7. Toujours avoir a portée une carte géographique en papier pour trouver notre chemin.
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Nous savons maintenant que nous avons trouvé une façon idéale de voyager ensemble en Tandem! Vive le Suntrip!

Il ne nous reste plus qu’à tester nos équipements de camping…car nous avons été un peu paresseux cette semaine!

Test de pluie, test d’endurance et test de bosses!

Hier, nous avons profité d’un ciel menaçant pour aller tester nos vêtements de pluie.  Après une heure de route, toujours pas une goutte sur nos têtes bien que le ciel ne cessait de s’assombrir. La route était magnifique en longeant le fleuve St-Laurent. Aucun vent, le silence dans nos oreilles.  Le calme avant la tempête?  Gros changement avec hier alors que nous faisions face à des rafales de 50km/h. Tellement bruyant que j’éprouvais de la difficulté à distinguer les paroles de Claudette quand elle s’adressait à moi. J’ai pu constater que notre chameau était très stable en dépit des bourrasques latérales d’Éole!

La pluie s’est finalement présentée sous forme d’averses de faible à moyenne intensité. Juste assez pour nous détremper. Nous avons enfilé nos pantalons, manteau et couvre-casque pour les affronter. Après quelques minutes de route, ce n’est pas la pluie qui nous détrempait mais plutôt la transpiration. En effet, les vêtements sont non seulement efficaces contre la pluie mais également contre le vent. Bien que nous puissions ouvrir les fermetures éclair sous nos aisselles ainsi que sur le long de nos jambes pour faciliter la circulation de l’air, la chaleur dégagée par nos muscles a fini par rendre nos vêtements humides. Autre détail, la pluie dans nos lunettes réduisent de beaucoup la visibilité sur la route.  Prudence quand surviennent des nids de poule et ornières dans le bitume! Y a pas de monde idéal comme on le dit si bien!

Samedi  prochain, nous entreprendrons un court voyage de 5 jours dans les montagnes de Charlevoix. Un allez-retour entre Québec et St-Siméon pour tester notre matériel et nos jambes dans les côtes. Voici le parcours planifié sur Ride with GPS.

Je redoute un peu la deuxième étape avec ses 1568 mètres de dénivelés positifs. Dans le pire des cas, nous ferons une escale supplémentaire en cours de route sinon, nous solliciterons davantage l’assistance électrique. Prenez note que c’est pas parce qu’on sollicite le moteur qu’on cesse de pédaler! 😉

Charlevoix Départ Arrivée KM- Fin Asc-Fin Km/ttl Mètres+
Sam Ste-Anne B-St-Paul 64 1016 64 1016
Dim B-St-Paul Port au Persil 139 2584 76 1568
Lundi Port au Persil Cap-Oies 193 3763 54 1179
Mardi Cap-Oies St-Féréol 263 5124 70 1361
Mercredi St-Féreol Maison 330 5384 67 260
331 5384

 

Mettre le matériel à l’épreuve, c’est jamais assez!

13 Mai avec un beau soleil, 12°C, on se prépare pour une autre sortie de mise en forme. En faisant l’inspection du vélo, que remarque que le support de la remorque oscille un peu quand je pousse sur la remorque de gauche à droite. L’écrou de l’axe semble dévissé un peu. Je le serre du mieux que je peux avec une clef Allen et voilà qu’elle me casse dans les mains.

Allo Houston, je crois que nous avons un problème!

Je prends une photo du coupable et je l’expédie au manufacturier TZC en France.  Comme de raison, nous sommes samedi et je tombe sur sa boîte vocale.

Heureusement, il reste une bout de tige facilitant son extraction.
Heureusement, il reste une bout de tige facilitant son extraction.

En adoptant une attitude positive, je me dis qu’il est préférable que ça m’arrive à la maison plutôt que sur la route ou encore pire, pendant notre séjour en France!

Néanmoins, je suis fourré à l’os comme on dit ici! Nous devrons interrompre notre programme d’entrainement et je ne vois pas où je pourrais trouver au Québec une tige semblables à celle-ci?  Voici la réponse de Christian chez TZC:

hello !, pas de problème ça ce remplace par de la tige fileté de M5 trouvable en bonne quincaillerie.

il faut dévisser la vielle tige en chauffant si besoin pour ramollir la colle du coté collé…et recoller la nouvelle avec de l’araldite ou du frein filet bleu (moyen)

@+ TZC

Sans plus tarder, je communique avec Jean-Guy pour lui expliquer la situation. Comme nous sommes le weekend et que ses fournisseurs sont fermés, il me demande quelques instants pour trouver à une solution à court terme! 30 minutes plus tard, il m’informe qu’il a retiré trois tiges de dimensions semblables (5x180mm) sur un vieux démarreur de BMW. Incroyable…je dois mener une bonne vie!

Je saute dans ma voiture et en un peu plus d’une heure, je me retrouve dans l’atelier de St-Léonard d’Aston. Après avoir vérifié les dimensions de la tige, il modifie les siennes sur la machinerie et refait les filets pour qu’ils puissent se marier avec mes écrous. Au bout du compte, ça me fera 2 tiges en extra en cas de besoin.

De retour à Québec, je réinstalle chaque morceau en place et tout fonctionne à merveille! En fin de compte, c’est une bonne chose que ce bris se soit produit aujourd’hui. J’ai appris comment le réparer et je peux continuer notre aventure en toute tranquillité d’esprit. Une fois de plus, Jean-Guy a été notre sauveur!

De son côté, Anja de chez RAD-Innovations m’a posté gracieusement la roue libre du pédalier avant-hier.  Je l’attend avec impatience…heureusement que ça nous empêche pas de rouler!

Pendant le remontage, j’ai remarqué que le moyeu du pédalier appuyait sur la roue libre et causait de la friction. Je me suis rappelé qu’Andreas, un autre concurrent au Suntrip 2015, avait rencontré le même problème avec son Pino et qu’il avait inséré une feuille d’aluminium à l’intérieur de l’écrou pour l’empêcher d’appuyer jusqu’au fond sur le moyeu. J’ai donc découpé un morceau d’aluminium sur une canette de bière que j’ai inséré en place.

C’est à ces occasions qu’on se rend compte combien il est important de tester à fond ses équipements avant d’entreprendre un voyage longue durée. Au fil de nos sorties, nous découvrirons plusieurs petits problèmes qui auraient pu compromettre notre aventure. Assez simple à résoudre lorsque les outils et pièces de rechange sont à votre portée mais ô combien compliqué lorsque vous êtes à 6000km de la maison.

Un autre exemple: L’autre jour, pendant que je modifiais la fixation du porte drapeau, j’ai remarqué qu’un des rayons de la roue arrière était cassé. Je n’avais jamais porté attention à ça auparavant.  Avec l’ajout du moteur, des 2 batteries et de la remorque, le poids qu’elle encaisse a dramatiquement augmenté depuis sa transformation. J’ai donc démonté la roue, remplacé le rayon et j’en ai profité pour la réaligner et rajuster la tension sur chacun d’entre eux.  J’ai fait de même avec la roue avant et celle de la remorque et je me suis procuré des rayons de rechange pour chacune d’entre elles. Pour notre sécurité, il faut absolument que je dresse un Check-list des items à vérifier avant chaque sortie!

En réinstallant la roue arrière, le câble électrique des phares arrières s’est coincé entre la chaine et le pignon du Rohloff. Il s’est rompu au premier tour de roue… merde! Conclusion, j’ai réparé et raccourci ce câble pour éviter que cela ne se reproduise.

Je pourrais vous mentionner un douzaine de petits problèmes semblables qui ont surgis au fil des entrainements.  C’est la raison pour laquelle je veux qu’on parte quelques jours dans la région Charlevoix pour mettre à l’épreuve notre matériel de camping… et nos jambes!

27 mai, hier nous avons roulé 85km avec 450 mètres de dénivelé + en 3 heures.  Nous étions encore relativement frais à notre retour. Bon, vous allez me dire que 450m c’est dérisoire en comparaison au 2754 mètres du col de l’Iseran…je sais, je sais, mais il faut bien commencer quelque part!

Les inscriptions au prochain Suntrip qui se déroulera entre la France et la Chine de Juin à Septembre 2018 viennent de s’ouvrir. 12,000km sur la Route de la Soie à parcourir en 3 mois.  Le ST-2018, c’est vraiment une course! Je me suis inscrit et j’aimerais le faire en tandem avec Claudette mais elle ne peut abandonner sa mère pour un séjour aussi long.  Ce sera donc sur mon Trike Scorpion que je me lancerai dans l’aventure.  Je pourrai réutiliser un bonne partie de mes équipements pour le transformer à mon goût, mais rouler en trike, c’est une pratique du vélo complètement différente de celle d’un vélo droit. Muscles différents, technique de pédalage différente, position différente, bref c’est comme si je recommençais mon entrainement à zéro.  Va falloir que je m’abonne à un programme d’entrainement adapté et intensif tout au long de l’hiver prochain. À suivre…

Sur près de 12 000 km et à travers 10 pays, le Sun Trip 2018 suivra les nouvelles de la Soie entre Lyon et Canton (Guangzhou), respectivement 2ème plus grande ville française et la 3ème ville chinoise.

 

Gros problème mécanique!!!

Je l’attendais pas celle-là, le moteur fait des siennes!  Au cours des dernières sorties, j’ai remarqué que mon pédalier avait un lousse quand mes manivelles franchissaient l’axe entre midi et 13h. Sur environ 1 à 2 centimètres de rotation, les manivelles tournent dans le vide.  Après vérification, j’ai constaté qu’il y avait effectivement un bris dans l’arbre du pédalier, quelque soit la position des manivelles.

J’attends avec impatience le verdict du vendeur EM3ev en Chine …

Voici ce que ça donne:

Trois nuits d’insomnie consécutives et toujours pas de nouvelles.  Mon moral est au plus bas et j’envisage tout les scénarios imaginables. Assoupi dans le divan pour récupérer un peu de sommeil, une idée me sort de ma léthargie et me frappe comme un coup bâton de baseball dans le front: Et si ce n’était pas le moteur le coupable??? Je bondis sur mes pieds et me rend à l’atelier pour vérifier mon hypothèse: E=mc² !  Je démonte le pédalier et vérifie l’axe du moteur.  Aucun jeu!  Bingo! c’est la roue libre du pédalier qui relie le mien avec celui de Claudette qui fait défaut.

Il faut que je vous explique que le Tandem Pino possède la particularité de permettre au Stoker (Claudette) de cesser de pédaler quand ça lui chante même si le Capitaine (votre serviteur) continue de mouliner. Pour rendre cela possible, le pédalier côté stoker est muni d’un mécanisme appelé Roue Libre (Freewheel) semblable à celui qu’on retrouve dans le moyeu arrière de tout vélo pourvu d’une cassette à pignons.

Je transmet donc ma vidéo au Distributeur Hase dans le Vermont qui me confirme mes appréhensions. La gentille propriétaire, Anja, me promet une pièce de rechange dans les jours à venir. Ouf, j’ai l’impression qu’on vient de m’enlever un poids de 200 kilos sur les épaules! À six semaines de notre départ, je craignais que notre programme d’entrainement ne soit compromis voire même notre aventure rendue impossible à concrétiser.

Pendant ce temps, je continue à me battre avec Air France pour qu’on me confirme l’enregistrement des 3 boîtes de vélos contenant le tandem et les panneaux solaires en plus de la remorque.  Ça fait 2 mois qu’on me donne des informations contradictoires et qu’on me reporte la confirmation. Chaque bagage ne doit excéder 23kg et la somme de Longueur + Largeur + Hauteur < 158cm. Ça me fera donc un total de 4 bagages hors dimension à raison de $720 pour l’aller et $720 au retour. Ayoye!  J’ai vérifié auprès de DHL pour les expédier par avion cargo et c’est encore plus cher, d’autant plus que je devrais me séparer de nos équipements 2 semaines avant notre départ, interrompre nos entrainements, trouver quelqu’un en France pour les réceptionner et les dédouaner, etc.. Admettons que je ne serai pas surpris si je dois me battre avec les préposés de chaque aéroport pour faire embarquer toutes nos boîtes. Ça promet des argumentations épiques!

Depuis une semaine, nous roulons tout les jours entre 45 et 65 km. Je fais attention pour y aller progressivement afin d’éviter les blessures. Les genoux chauffent, mon cul se plaint de moins en moins et ma nouvelle selle Brooks s’assouplit un peu plus à chaque sortie. Claudette performe comme une athlète et son programme d’entrainement en salle semble porter fruit. Je suis très fier d’elle! J’aimerais qu’on atteigne les 100km par sortie avant d’entreprendre une expédition de plusieurs jours dans les montagnes de Charlevoix. Le tandem, avec son chameau bien chargé, est stable et agréable à conduire mais il faut le piloter en souplesse. Les démarrages sont plus hésitants, mais un coup d’accélérateur nous permet de le stabiliser rapidement dès les premiers mètres. En deçà de 10km/h, la conduite devient plus chancelante et du même coup, il faut porter attention aux véhicules qui surgissent par derrière. Dans les montées à plus de 10% d’inclinaison, toutes nos capacités sont mises à contribution pour maintenir notre vitesse. Malheureusement, il n’existe dans notre région aucun cols comparables à ceux des Alpes pour se pratiquer. On souhaite que la dénivellation du parcours ne sera pas insurmontable!

Jusqu’à maintenant, les automobilistes sont respectueux et notre bruyant klaxon AirZound attire l’attention lorsque les situations urgentes s’imposent. J’avoue cependant qu’il m’arrive de brûler des arrêts obligatoires et quelques lumières rouges lorsque c’est sécuritaire afin d’éviter de mettre le pied à terre. Nous avons été semoncés de quelques coups de klaxons à deux ou trois reprises par des automobilistes frustrés qui manifestaient leur mécontentement en raison de notre méfait!

Chacune de nos sorties nous réconforte quand aux performances de notre monture. Le moteur nous permet de monter allègrement des dénivelés de plus de 14%, nous avons testé des pointes de 50km/h sur le plat.  Dans les descentes abruptes, nous avons atteint 70Km/h en utilisant tout de même les freins pour rassurer Claudette. J’ai pas de difficulté à imaginer que nous aurions pu dépasser les 80km/h en se laissant aller.

Concernant nos 2 batteries d’une capacité de 23.8Ah chacune, nous consommons rarement plus de 3Ah à l’heure sur un dénivelé positif de 400 mètres et un parcours de 50 kilomètres. De leur côté, les 2 panneaux utilisés pendant que nous roulons rechargent entre 1 et 2Ah à l’heure sous un ciel semi-nuageux du mois de mai. On est encore loin de l’équinoxe!  Mes premières estimations me confirment que nos batteries nous garantissent une autonomie journalière largement suffisante mais je ne sais pas encore si nos panneaux rechargeront suffisamment ces dernières sous une météo peu clémente. J’espère que nous aurons le temps d’élucider cette question avant notre départ!

Sortie 28 Avril (1)

Ha oui j’oubliais…le météo est passée de 6°C à 20°C depuis une semaine.  On annonce même jusqu’à 35°C au cours des prochains jours! Décidément, le réchauffement de la planète fait vaciller les pronostiques les plus conservateurs.