Lac Saint-Jean, Jour #1

Vendredi matin 12 juin: Bon, c’est un départ pour le Lac Saint-Jean.  Je suis fébrile!

Mon chum Christian devait m’accompagner mais un bris mécanique sur sa voiture l’a empêché de me rejoindre à Québec. Je prends donc la route en solo vers 9:30h pour arriver à St-Gédéon vers midi. Je prévois faire le tour en 4 ou 5 jours selon la collaboration que je recevrai de mes jambes avec une moyenne de 60 à 70 kilomètres par jour .

Carte

Il fait un temps magnifique, 17C à 20C sous le soleil et la route des Bleuets s’annonce enchanteresse. J’abandonne ma voiture dans un parking municipal dans la cour d’une micro-brasserie.

Premier stretch vers Alma sur une piste cyclable parcourant la forêt et les villages.  C’est ma première expérience avec ce vélo et autant de poids dans mes bagages.  Je constate que la fourche et la roue avant tangue de gauche à droite. J’ai même l’impression qu’elle plie un peu.  Est-ce que j’aurais commis des erreurs en construisant mon vélo? Une fois les 5 premiers kilomètres parcourus, ça se calme un peu. Je prend progressivement mon air d’aller…mon coeur palpite, je teste mon guidon papillon, mes freins à disque, mon GPS.  Le levier de vitesse de ma transmission Rolhoff est sensible à la pression que je mets sur les pédales.  Je sens une résistance entre les changement de vitesses.  Hummm. il va falloir que je m’adapte, pourvu que ça ne lâche pas en chemin.  Est-ce que j’ai oublié quelque chose?

Quelques kilomètres plus loin, tout rentre dans l’ordre. Je pense que c’est ma nervosité qui faisait shaker la direction…hahaha! Je suis surpris de constater comment le vélo roule rapidement malgré le poids des bagages. Ça se conduit en souplesse, un peu comme notre tandem. Changements de vitesses fréquents, on tourne en valsant, distance de freinage plus longues qu’en vélo de route. J’essaie de maintenir ma cadence au dessus de 80t/m. La posture sur le vélo est droite, donc je ne sens pas le besoin de porter des gants pour l’instant.

Barrage Hydro 1

Sur le parcours, je traverse 3 cours d’eau en roulant au somment de petits barrages hydroélectriques et à ma grande surprise, je dois emprunter un ponton motorisé pour traverser sur la rive opposée d’un petit lac. Génial! C’est un service gratuit offert par la municipalité d’Alma.

Ponton

Ponton 2

À proximité de la ville, la piste quitte la forêt pour longer la route 169 pendant quelques km. Un peu bruyant et stressant en raison des nombreux camionneurs. Ouf, retour sur la piste cyclable un peu plus loin. Je m’approche de la Pointe-Taillon où j’avais prévu bivouaquer. Un arrêt à la marina pour luncher avec un filet de sole!Lunch Pointe taillon

Je reprends à route vers le parc mais comme il n’est que 15h, que le vent est faible, je décide de me rendre jusqu’à Sainte-Monique. J’avais parcouru ce sentier de terre battue avec Claudette en tandem l’an dernier. Je croise un renard roux…le temps d’un clignement d’œil et il avait disparu. À l’approche de Sainte-Monique, la piste se transforme en un longue passerelle en bois suspendu au dessus de la rivière, magnifique et impressionnant.

Ste monique 1 Camping Chute a l'ours 2

J’arrive au camping de Sainte-Monique, qui était une Auberge de Jeunesse lorsque j’y ai séjourné avec Claudette il y a une 30n d’années. Putain que ça ne me rajeunit pas!

76 kilos aujourd’hui, temps magnifique, 19.1km/heure de moyenne. Je suis fier de moi.

Je vais diner au village en vélo car j’ai oublié de m’arrêter à l’épicerie.  Un bonne pizza sur la terrasse du bar local. Retour au campement vers 21h et j’en profite pour lire un peu dans la cuisine communale. Surprenant, les moustiques ne sont pas trop voraces. On me dit qu’ils ne sont pas éclos encore!

Ma tente et mon matelas pneumatique sont parfaits, je suis content de mes acquisitions planifiés méticuleusement tout au cours de l’hiver!

Préparatifs!

Bonjour les amis,

J’ai fait l’acquisition de mon premier vélo de cyclotourisme en octobre 2014. J’ai passé une partie de l’automne à l’apprivoiser pour identifier les composantes qui le rendraient plus confortable à manipuler.  En décembre, je l’ai monté sur des pneus à crampons pour expérimenter la conduite hivernale.  Conclusion: Les crampons, c’est idéal pour la glace mais sur plus de 2 cm de neige, ça dérape quand même. Vive le Fat Byke! Surly Trucker PierWinter tires!P1010520Fat Amis

Néophyte en la matière, j’ai donc passé une partie de l’hiver à surfer sur des blogs après des blogs, à lire des livres de cyclotourisme, à clavarder avec des voyageurs et à en rêver un bon coup!

Comme j’ai décidé de modifier le vélo par moi-même, j’ai du apprendre la mécanique. La transmission à 2 dérailleurs et la direction avec guidon de route (manettes de vitesse aux extrémités inférieurs du guidon) qui me turlupinaient particulièrement!

J’ai donc importé d’Allemagne une transmission interne Rolhoff, des jantes de roues Ryde Andra et des rayons DT, tels que recommandés par le manufacturier. J’ai téléchargé le livre de Roger Musson sur l’art de bien lacer les rayons afin d’installer mon moyeu arrière sur mes jantes.  Le défi était colossal mais en valait la chandelle! Les principaux avantages de cette transmission sont qu’elle est indestructible, sans entretien et surtout, qu’on peut changer les vitesses même si le vélo est immobilisé. C’est particulièrement pratique si vous songez qu’un vélo chargé pèse plus de 40 kilos!

Pour la roue avant, je l’ai doté d’un moyeu à Dynamo importé de Taiwan. Il alimente mes lumières avant/arrière et recharge les batteries de mes appareils électroniques tout en roulant à l’aide adaptateur de courant The PLUG lll.  Quel plaisir et satisfaction une fois qu’on a réussi…bien que j’aie du recommencer à quelques reprises avant de maitriser la technique 😦 . Un peu excessif me direz-vous!…et oui, c’est un de mes nombreux défauts mais je ne regrette rien. Je sais maintenant comment remplacer un rayon brisé et défausser (dévoiler) une roue. Je suis persuadé que ça me sortira de situations embarrassantes un de ces jours!

Voici donc ma monture!  Le cadre est un Surly disc Trucker de couleur verte, 56cm, monté sur des roues de 26′ et des pneus Continental résistant à toute épreuve(enfin, je l’espère!). Selle Brooks B17 en cuir avec tige de selle ajustable Thomson , deux Porte-bagages Surly avec les réputées sacoches imperméables Ortlieb, modèle Classic, en plus d’un Rack Pack et d’une sacoche Ultimate 6 pour le guidon muni d’un Étui pour cartes géographiques. J’ai opté pour un guidon de type <Papillon/Trecking> pour son confort et la polyvalence des positions qu’il octroie pour les mains. De plus, il me permettait d’y installer la poignée de vitesse Rolhoff avec des manettes de freins de vélo de montagne et des poignées en liège Ergon GP1. Bien entendu, je l’ai grayé de garde-boues, d’un cyclomètre Strada et d’un GPS… (ça tient occupé pendant la route!)…ha oui, j’oubliais, une sonette DingDing!, l’indispensable ;-p!

Guidon

Je vais vous faire grâce de la liste des gadgets de camping, d’outils, et vêtements qui complètent le tout! Je vous recommande de surfer sur le site de Cycling About et Tom Allen pour en apprendre davantage.