Fjord du Saguenay, Jour#2 ; Petit-Saguenay/Baie Éternité

Fjord du Saguenay - Jour #2

Réveil à 8:30h…oups, j’ai passé tout droit! Les jambes semblent bien répondre à l’appel malgré quelques élancements dans le dos. Ça va s’améliorer chemin faisant. Déjeuner super copieux et je me gave comme un ogre. Patit Saguenay (1)

Je plie bagages et charge mon vélo sous les regards de l’hôtelier, fasciné de constater la lourdeur et la quantité de bagages qu’on peut charger sur deux roues. (…et de m’imaginer grimper les côtes de l’Anse Saint -Jean!!!)  Après 2 ou 3 mètres il me crie d’arrêter au même moment où je sentais de la résistance dans mon pédalier. Je constate que j’avais oublié de fixer le bungee(crochet élastique) autour de mon sac arrière et qu’il s’était enroulé autour du moyeu et des rayons de ma roue. J’ai frisé la catastrophe!  Je remets tout ça en place mais un frottement persiste lorsque la roue tourne.  Les barres de fixation en métal de mon aile arrière ont plié à cause du bungee et le garde-boue frotte sur la roue. Je démonte tout ça à l’aide de mon Multi-Tools et je redresse les barres du mieux que je peux.  Ouf, tout rentre dans l’ordre et je peux enfin partir l’esprit tranquille.

Comme on m’en avait prévenu, les côtes de l’Anse St-Jean sont redoutables. Le dénivelé dépasse les 20% à certains endroits et ça grimpe pendant plusieurs kilomètres.  À deux reprises, je dois mettre pieds à terre pour atteindre le sommet et un léger vent de face ne fait que me ralentir encore d’avantage.  Belle leçon d’humilité!

Baie Éternité (4)

À l’approche de Baie Éternité, j’amorce une belle descente de plusieurs kms où j’atteins les 75km/h..Yahoo!  Le village est pittoresque et je fais une pause à la halte routière pour bouffer un peu! La serveuse du Casse-croute invente pour moi une guedille au poulet délicieuse, j’en prend deux et lui recommande de l’ajouter sur son menu sous le vocable de Guedille du Cycliste!  C’est alors qu’une dame m’approche pour me demander si j’avais aperçu l’ours au bord de la route pendant ma descente? Il semblerait qu’il était à quelques mètres de moi mais toute mon attention devait se porter sur la route qui défilait sous mes yeux à plus de 70km/h!

Baie Éternité (2)Baie Éternité (8)

Ce soir, j’avais prévu coucher au camping du Parc de Baie Éternité.  La route pour s’y diriger se trouvait juste à côté de la halte mais j’ai du passer au dépanneur avant de l’aborder. Il me faut du pain, de l’eau, du lait et de la bière avant d’entrer dans le parc.  Arrivé au poste d’Accueil, la préposé me fait payer le droit d’accès en plus du frais de camping pour un montant de $45.  Hummm…presque le prix de mon Bed Breakfast d’hier et le copieux petit déjeuner n’est même pas inclus. Bien entendu, elle ne m’indique pas que le camping est situé en bas d’une côte de 4 kilomètres au milieu de ce qui ressemble à un terrain de football. J’entreprends donc la descente et ça descend, et ça descend encore…au mon Dieu, comment vais-je faire pour remonter tour ça demain matin?  Espérons qu’un bon samaritain acceptera de me prêter main forte!

Baie Éternité (11)Baie Éternité (12) Il est 15:30h et pas âme qui vive aux alentours. Bon, je monte le campement et me dirige vers la douche…Oups, ça prend 4 vingt-cinq sous pour l’activer! Je m’étais fait prendre au Lac St-Jean mais pas cette fois ci, j’ai accumulé de la monnaie dans ma sacoche! HaHaHa! le vélociste qui prend de l’expérience!

Il faut maintenant me préparer pour le souper et je dois trouver du bois pour alimenter mon poêle en combustible. Il est clairement indiqué qu’il est interdit de ramasser du bois mort dans la forêt!  À plus de $45/nuit, je trouve qu’ils charrient un peu et je me sers allègrement, d’autant plus que mes voisins en font autant! J’ai même droit à la visite d’un porc-pic!

Menu pour le souper: Rizotto au Poulet déshydraté accompagné de pois et de pain grillé! Quelques moustiques se pointent pour le repas mais mon insecticide les convainc d’aller voir ailleurs.

Il ne reste qu’à faire bouillir 2 tasses d’eau et d’incorporer ensuite dans le sachet. Laisser reposer 15 minutes et servez!  Bon, c’est pas la grande gastronomie mais  »Ça fait la job » comme on dit !

RisottoBaie Éternité (15)

Est-ce que le monsieur à l’air content? Réponse: OUI, même si mon moral a sombré dans un creux de vague un peu plus tôt!

Baie Éternité (20)

La brunante tombe, j’ai occupé le reste de ma soirée à alimenter un petit feu de camp à l’aide de mon Bruleur au bois Bio Lite:

Baie Éternité (21)

Je suis vraiment impressionné par ce petit poêle. Il ne nécessite que quelques branches sèches et en plus, il recharge mes appareils sur USB, camera, GPS et Iphone. Il chauffe très vite grâce à son petit ventilateur intégré auto rechargeable!

21:30h; l’heure du repos bien mérité est arrivée.Je prends soin de protéger ma selle en cuir de la rosée avec un sac en plastique.  Je recouvre également le reste de branches que j’ai réservées pour allumer mon feu demain matin. Très bonne idée, parce qu’il va pleuvoir toute la nuit!

Baie Éternité (23)

Fjord du Saguenay, Jour#1 : Saint-Siméon/Petit-Saguenay

Fjord du Saguenay - Jour #1

11h. vendredi le 3 juillet, il fait un temps ensoleillé à St-Siméon et on prévoit un mercure de 22C avec un vent latéral variant de15 à 25 km/h.  Je vais éviter de me défoncer les premiers jours comme la fois précédente, d’autant plus que le dénivelé prévu pour aujourd’hui est de 1000 mètres. Curieusement, je n’ai aucune idée de ce que représente ce dénivelé sur un vélo pesant plus de 40 kilos une fois chargé!  J’ai un peu la chienne!

Départ St-Siméon (3)

Arrivé à St-Siméon, je me cherche un endroit pour stationner ma voiture de façon sécuritaire à l’angle de la route 170. Je cogne à la porte d’un motel inoccupé et la dame m’indique un endroit pas trop isolé.  Quand je l’informe que ce sera pour 5 ou 6 jours puisque je m’apprête à faire le tour du Fjord, elle me regarde d’un air découragé en me disant:  »Le tour du Saguenay??? »  Faut croire que mes cheveux gris lui permettent de douter de mes chances de succès!  Merci, c’est très encourageant avant de partir!

Départ St-Siméon (2)

Effectivement, les premiers kilomètres se font sur un dénivelé variant de 6 à 15%. Ouch, ça fait mal lorsque les muscles sont encore à froid!

Départ St-Siméon (4)

Je réussi donc ma première montée avec fierté pour constater une fois en haut qu’une seconde tout aussi abrupte s’annonçaient à quelques mètres devant moi. Aussi bien se résigner, j’ai une bonne vingtaine de kilomètres de montées à parcourir avant de basculer au sommet de cette étape.

À l’approche de Petit Saguenay, un grande descente précédait l’arrivée au village mais j’avais oublié que je devais bifurquer à droite au milieu de la côte.  Je me retrouve donc au beau milieu du charmant village à quémander des indications pour me rendre au Village vacances de Ste-Étienne situé à plus de 18 km .   »Vous devez remonter le tiers de la côte monsieur et tourner à gauche!!! »

Je rebrousse donc chemin et remonte péniblement jusqu’à l’intersection pour ensuite m’accorder une pause réflexion afin de consulter le relief de ma carte routière. Ayoye, encore un col de 210 mètres à monter pour ensuite enfiler une grande descente jusqu’au camp…et le préposé du camping m’avait averti qu’il y avait une grande côte à monter juste avant d’atteindre le site:  »Mais on pourra aller vous chercher en pickup si vous êtes épuisé ». Effectivement, j’avais mon voyage et je n’avais pas encore entrepris le dernier stretch.  Juste à m’imaginer débuter la journée suivante en me tapant un dénivelé de 210 mètres a refroidi mes ardeurs. Je suis donc retourné au village à la recherche d’un camping ou d’un BB. La présence de nombreux moustiques m’a persuadé d’accepter l’offre alléchante d’un BB à $75 la nuit.  Il était environ 18 heures et la perspective d’une bonne douche m’attirait au plus haut point.

Une bonne pizza accompagnée d’une salade de quinoa et d’une bière sans alcool dans un petit bistro a comblé mes envies les plus fous!  Tout ça servi sur une terrasse avec vue sur les palissades de la montagne où s’exercent des alpinistes à longueur d’année.

Patit Saguenay (3)

Pour terminer la soirée, je me suis rendu en vélo au quai de Petit Saguenay pour admirer le coucher du soleil.  Le panorama, le calme du Saguenay et l’éclairage multicolore du soleil tombant étaient féériques.

Patit Saguenay (10) Patit Saguenay (13)

Au final:

Patit Saguenay (16) Patit Saguenay (17) Patit Saguenay (19)

Lac Saint-Jean, Jour #3

Réveil à 3 heures parce que j’ai froid.  Je me couvre avec ma serviette de bain mais c’est pas assez chaud…Je passe donc le reste de la nuit en mode réveil/sommeil. Je me lève à 7 heures avec des frissons  et je vais déjeuner au resto. La sympathique serveuse/cuisinière est fidèle au poste. Jus d’orange, oeufs, bacon, pain de ménage au blé et café. Me voici rassasié!

Je suis surpris de ne pas être plus raqué que ça! Je plie les bagages et je quitte vers 9h. Temps merveilleux mais frisquet ce matin! Je prévois dormir au camping de Val Jalbert (70km) mais je sais qu’au fond de moi, je vais tenter de me rendre à la voiture si le vent est clément.  Ça ferait une journée de 95 kilomètres, avec 38 kilos de bagages, sans compter le poids du vélo.

Barrage Hydro 2

Grosse montée pour commencer la journée mais la serveuse m’a indiqué un raccourci. La pente est à 15% mais beaucoup plus courte que celle du chemin pavé.  J’en arrache pour me rendre au sommet mais ça valait le coup. Peu de vent sur cette piste cyclable qui longe les champs de bleuets à perte de vue. Saint-Félicien…Roberval pour un lunch rapide au Subway…Val-Jalbert et bof, comme je m’y attendais, pourquoi ne pas compléter le tour aujourd’hui???

Le parcours à partir de St-Félicien jusqu’à Saint-Gédéon plus agréable que la section d’hier où je devais rouler sur l’accotement de la 169 la plus part du temps. On roule principalement sur des pistes cyclables qui longent le Lac.  Panorama intéressant et calme garanti!  La section entre Saint-Gédéon et Sainte-Monique était aussi plus agréable que celle d’hier.

Guidon

Rendu à ma voiture, après 95kms de route, je sens que mes jambes vont se plaindre demain. Heureusement, c’était la dernière journée du périple.  Je n’aurais pu maintenir ce rythme encore bien longtemps. Je me souviendrai qu’à l’avenir je devrai économiser mes énergies et développer la force de mes muscles progressivement pour les séjours plus longs.  Je devrais commencer par 50km et puis progresser lentement de 10km de plus par jour tout au plus. À défaut de quoi, je risque de devoir me payer une escale de quelques jours pour récupérer l’énergie dépensée trop intensément.

Ce périple m’a permis de mesurer mon endurance, me familiariser avec le vélo et le matériel de camping, de gérer son alimentation et la résistance de mon postérieur.

Je suis très heureux de l’expérience et fier de mes performances! Prochaine étape???

A suivre!
PS: Effectivement, j’ai du récupérer pendant quelques jours à mon retour à Québec. Comme je l’avais lu sur un blog, j’ai hypothéqué mes jambes en roulant plus de 70km au cours des 3 premiers jours. Leçon à retenir pour les prochaines excursions. Heureusement, j’avais déjà un 1500km de route de parcouru depuis le début de la saison!

Lac Saint-Jean, Jour #2

Réveil à 6h avec les cris des voiliers d’outardes. Une orage a déversé un peu de pluie vers 5 heures mais j’avais pris soin d’envelopper ma selle en cuir la veille! Ouf! Le soleil se pointe et il est temps d’aller déjeuner au camp principal.  J’ai oublié de m’acheter un pain mais je réussi à en quêter une tranche à un employé de la base. Donc, beurre d’arachides, noix et fruits mélangés avec une barre tendre…et 2 bons cafés expresso concoctés à l’aide de ma machine expresso et pompe de vélo! Délicieux!

Mon Iphone annonce une journée ensoleillée avec des bourrasques de vent de face entre 25 à 35km/h.  Hummm…par chance, mes jambes n’ont pas l’air trop affectées par la ride d’hier. J’embarque donc sur la route en direction de Dolbeau, un petit 60km tranquille…De petites surprises m’attendent.

Le tracé longe la route 169 et c’est pas vraiment l’fun. Par chance, on enfile un bout par la campagne après 30km. Je croise un maison où 4 vélos s’agitent en guise de girouettes. Vraiment impressionnant, j’en profite pour faire une pose.Girouette 2

Je poursuis ma route jusqu’au camping des pères Trappistes de Dolbeau mais le site en plein cœur de la ville, bien que sur le bord de la rivière.  J’ai 50km de fait et le prochain village se nomme Albanel, à 18km de là…humm…un autre petit coup de pédale avec un vent de face! Let’s go!

Arrivé au village vers 15 heures, je prend soins d’arrêter au dépanneur pour m’acheter du pain et un peu de bouffe… quand j’aperçois un 6 pack de bière sans alcool en bouteille. Comme la caissière me confirme que le camping est quelques mètres plus loin…je l’achète et je trouve moyen de fixer ça sur mon rack avant. Je rêve d’une bonne bière sur le bord de la piscine!

En sortant de l’épicerie, il y a 2 cyclo-touristes dans la cinquantaine qui prennent un pause sur le banc.  Il rigolent un peu en me voyant chargé comme un mule avec ma bouffe et ma bière. Ils m’apprennent qu’ils sont partis du même camping de Ste-Monique ce matin et la veille de St-Gédéon comme moi. Le monde est petit. Comme ils louent des chalets, leur vélos ne sont chargés que de 2 sacoches arrières. Ils se rendront à St-Félicien ce soir.

Je me dirige vers le camping municipal. Surprise!!! Le camping en question est un parc à roulottes empilées les unes sur les autres et la piscine n’est pas encore en opérations. Pas question que je campe dans ce parking de centre d’achats! La préposé a la gentillesse de me suggérer de me rendre à Normandin et me fourni même le pamphlet du camping de la Chute à l’Ours.

Seul inconvénient,c’est à plus 20km et je suis pogné pour trimbaler mon 6 pack! GOGOGO, 65km de fait avec le vent de face…ayoye, j’ai pas hâte ce me voir demain matin!

Je reprends donc la route et je rejoins mes 2 complices au pied d’une bosse de 4% après 45 minutes de route. Je suis surpris de voir les 2 gars mettre pieds à terre pour monter la côte qui fait à peine 500 mètres. C’est comme s’ils ne savaient pas comment changer les vitesses sur leur vélo! ByeBye!

Une heure plus tard, j’arrive à l’intersection du camping de la Chute de l’Ours. Le chemin est sinueux et j’aperçois une vallée qui se dessine au loin.  Hummm… tout ce qui monte redescend!. Bof…on verra demain, même si je devrai me taper ce 400 mètres de dénivelé pour sortir d’ici. Je suis content de mon choix malgré tout, mais il était temps que j’arrive! La préposé me loue l’un des plus beaux sites, collé sur la chute, loin des roulottes et des voisins.

Camping Chute a l'ours 3  Chute de l'ours

Je bouffe comme un affamé au restaurant du camping: Spaghetti gratiné, pointe de pizza, tarte au sucre et le 6 packs en soirée…on pourra pas dire que le vélo fait maigrir jusqu’à maintenant!

Pour digérer un peu, je visite le camping d’un versant à l’autre.  Mon site est un peu à l’écart des autres, vraiment collé sur la rivière.  Je traverse un petit pont pour piéton et je me retrouve sur une allée asphaltée qui sillonne le camping.  Beaucoup de roulottes et VR empilés l’un à côté des autres avec des terrains à peine assez grand pour y installer une table et un BBQ.  De la façon qu’ils sont installés, j’en déduit que la majorité d’entre eux y passeront la saison estivale. Bon, disons qu’il faut aimer socialiser et entendre ses voisins.

Je vais donc m’étendre sur les rochers autour des rapides de la rivière situé à 2 pas de ma tente.  (voir photo en haut). Sur les bord de l’eau, il y a 2 gars qui lancent leur ligne dans le remous de la chute en buvant de la bière.  Ils capturent quelques poissons d’une dizaine de pouces. (perchaude, brochet, barbotte?). Ils emprisonnent leurs captures en les lançant dans une mare d’eau contenue entre les rochers. Deux enfants s’amusent à essayer de les attraper avec un sac de Dollorama. Tout ce manège dure de 19h à la brunante.  Les enfants quittent en abandonnant le sac blanc de Dollorama sur le site… et quelques instants plus tard les pêcheurs suivent.  Croyez le ou non, mais ceux-ci ont laissé sont passés à côté du sachet de leurs canettes de bières vides sans le ramasser. Je n’arrivais pas à y croire!!! des pêcheurs pollueurs. Merde, j’avais le goût de les interpeller mais j’ai préféré m’abstenir…on ne peut jamais prévoir la réaction de ce genre de bonhommes. J’ai plutôt accompli ma B-A de la journée! C’est quand même frustrant de rencontrer des sportifs qui se foutent de l’environnement et des prochains visiteurs!

Pierre….décrampes, tu es en vacances!

Donc très grosse journée avec des vents de face de 25 à 35km/h pour un total de  85kms avec une moyenne de 16.4k/h Je ne pensais pas être capable de rouler autant aujourd’hui!🚴🚴🚴

Ici, le camping est paradisiaque. Bien que bruyant, j’ai hérité du + beau site sur le bord de la rivière. S’il y a une crue des eaux cette nuit, Adieu la compagnie!

Lac Saint-Jean, Jour #1

Vendredi matin 12 juin: Bon, c’est un départ pour le Lac Saint-Jean.  Je suis fébrile!

Mon chum Christian devait m’accompagner mais un bris mécanique sur sa voiture l’a empêché de me rejoindre à Québec. Je prends donc la route en solo vers 9:30h pour arriver à St-Gédéon vers midi. Je prévois faire le tour en 4 ou 5 jours selon la collaboration que je recevrai de mes jambes avec une moyenne de 60 à 70 kilomètres par jour .

Carte

Il fait un temps magnifique, 17C à 20C sous le soleil et la route des Bleuets s’annonce enchanteresse. J’abandonne ma voiture dans un parking municipal dans la cour d’une micro-brasserie.

Premier stretch vers Alma sur une piste cyclable parcourant la forêt et les villages.  C’est ma première expérience avec ce vélo et autant de poids dans mes bagages.  Je constate que la fourche et la roue avant tangue de gauche à droite. J’ai même l’impression qu’elle plie un peu.  Est-ce que j’aurais commis des erreurs en construisant mon vélo? Une fois les 5 premiers kilomètres parcourus, ça se calme un peu. Je prend progressivement mon air d’aller…mon coeur palpite, je teste mon guidon papillon, mes freins à disque, mon GPS.  Le levier de vitesse de ma transmission Rolhoff est sensible à la pression que je mets sur les pédales.  Je sens une résistance entre les changement de vitesses.  Hummm. il va falloir que je m’adapte, pourvu que ça ne lâche pas en chemin.  Est-ce que j’ai oublié quelque chose?

Quelques kilomètres plus loin, tout rentre dans l’ordre. Je pense que c’est ma nervosité qui faisait shaker la direction…hahaha! Je suis surpris de constater comment le vélo roule rapidement malgré le poids des bagages. Ça se conduit en souplesse, un peu comme notre tandem. Changements de vitesses fréquents, on tourne en valsant, distance de freinage plus longues qu’en vélo de route. J’essaie de maintenir ma cadence au dessus de 80t/m. La posture sur le vélo est droite, donc je ne sens pas le besoin de porter des gants pour l’instant.

Barrage Hydro 1

Sur le parcours, je traverse 3 cours d’eau en roulant au somment de petits barrages hydroélectriques et à ma grande surprise, je dois emprunter un ponton motorisé pour traverser sur la rive opposée d’un petit lac. Génial! C’est un service gratuit offert par la municipalité d’Alma.

Ponton

Ponton 2

À proximité de la ville, la piste quitte la forêt pour longer la route 169 pendant quelques km. Un peu bruyant et stressant en raison des nombreux camionneurs. Ouf, retour sur la piste cyclable un peu plus loin. Je m’approche de la Pointe-Taillon où j’avais prévu bivouaquer. Un arrêt à la marina pour luncher avec un filet de sole!Lunch Pointe taillon

Je reprends à route vers le parc mais comme il n’est que 15h, que le vent est faible, je décide de me rendre jusqu’à Sainte-Monique. J’avais parcouru ce sentier de terre battue avec Claudette en tandem l’an dernier. Je croise un renard roux…le temps d’un clignement d’œil et il avait disparu. À l’approche de Sainte-Monique, la piste se transforme en un longue passerelle en bois suspendu au dessus de la rivière, magnifique et impressionnant.

Ste monique 1 Camping Chute a l'ours 2

J’arrive au camping de Sainte-Monique, qui était une Auberge de Jeunesse lorsque j’y ai séjourné avec Claudette il y a une 30n d’années. Putain que ça ne me rajeunit pas!

76 kilos aujourd’hui, temps magnifique, 19.1km/heure de moyenne. Je suis fier de moi.

Je vais diner au village en vélo car j’ai oublié de m’arrêter à l’épicerie.  Un bonne pizza sur la terrasse du bar local. Retour au campement vers 21h et j’en profite pour lire un peu dans la cuisine communale. Surprenant, les moustiques ne sont pas trop voraces. On me dit qu’ils ne sont pas éclos encore!

Ma tente et mon matelas pneumatique sont parfaits, je suis content de mes acquisitions planifiés méticuleusement tout au cours de l’hiver!

Préparatifs!

Bonjour les amis,

J’ai fait l’acquisition de mon premier vélo de cyclotourisme en octobre 2014. J’ai passé une partie de l’automne à l’apprivoiser pour identifier les composantes qui le rendraient plus confortable à manipuler.  En décembre, je l’ai monté sur des pneus à crampons pour expérimenter la conduite hivernale.  Conclusion: Les crampons, c’est idéal pour la glace mais sur plus de 2 cm de neige, ça dérape quand même. Vive le Fat Byke! Surly Trucker PierWinter tires!P1010520Fat Amis

Néophyte en la matière, j’ai donc passé une partie de l’hiver à surfer sur des blogs après des blogs, à lire des livres de cyclotourisme, à clavarder avec des voyageurs et à en rêver un bon coup!

Comme j’ai décidé de modifier le vélo par moi-même, j’ai du apprendre la mécanique. La transmission à 2 dérailleurs et la direction avec guidon de route (manettes de vitesse aux extrémités inférieurs du guidon) qui me turlupinaient particulièrement!

J’ai donc importé d’Allemagne une transmission interne Rolhoff, des jantes de roues Ryde Andra et des rayons DT, tels que recommandés par le manufacturier. J’ai téléchargé le livre de Roger Musson sur l’art de bien lacer les rayons afin d’installer mon moyeu arrière sur mes jantes.  Le défi était colossal mais en valait la chandelle! Les principaux avantages de cette transmission sont qu’elle est indestructible, sans entretien et surtout, qu’on peut changer les vitesses même si le vélo est immobilisé. C’est particulièrement pratique si vous songez qu’un vélo chargé pèse plus de 40 kilos!

Pour la roue avant, je l’ai doté d’un moyeu à Dynamo importé de Taiwan. Il alimente mes lumières avant/arrière et recharge les batteries de mes appareils électroniques tout en roulant à l’aide adaptateur de courant The PLUG lll.  Quel plaisir et satisfaction une fois qu’on a réussi…bien que j’aie du recommencer à quelques reprises avant de maitriser la technique 😦 . Un peu excessif me direz-vous!…et oui, c’est un de mes nombreux défauts mais je ne regrette rien. Je sais maintenant comment remplacer un rayon brisé et défausser (dévoiler) une roue. Je suis persuadé que ça me sortira de situations embarrassantes un de ces jours!

Voici donc ma monture!  Le cadre est un Surly disc Trucker de couleur verte, 56cm, monté sur des roues de 26′ et des pneus Continental résistant à toute épreuve(enfin, je l’espère!). Selle Brooks B17 en cuir avec tige de selle ajustable Thomson , deux Porte-bagages Surly avec les réputées sacoches imperméables Ortlieb, modèle Classic, en plus d’un Rack Pack et d’une sacoche Ultimate 6 pour le guidon muni d’un Étui pour cartes géographiques. J’ai opté pour un guidon de type <Papillon/Trecking> pour son confort et la polyvalence des positions qu’il octroie pour les mains. De plus, il me permettait d’y installer la poignée de vitesse Rolhoff avec des manettes de freins de vélo de montagne et des poignées en liège Ergon GP1. Bien entendu, je l’ai grayé de garde-boues, d’un cyclomètre Strada et d’un GPS… (ça tient occupé pendant la route!)…ha oui, j’oubliais, une sonette DingDing!, l’indispensable ;-p!

Guidon

Je vais vous faire grâce de la liste des gadgets de camping, d’outils, et vêtements qui complètent le tout! Je vous recommande de surfer sur le site de Cycling About et Tom Allen pour en apprendre davantage.